Affaire Lyhanna : le rapport d'inspection dénonce des défaillances judiciaires et policières
La mission d'inspection a rendu lundi 22 juin un rapport détaillant les dysfonctionnements dans le traitement de la plainte pour viols sur mineure visant Jérôme Barella.

Affaire Lyhanna : le rapport d'inspection dénonce des défaillances judiciaires et policières
Les services de l'IGJ et de l'IGGN ont présenté lundi 22 juin un document préliminaire au chef du gouvernement concernant les errements dans le dossier Lyhanna. L'enquête interne porte sur la gestion de la dénonciation pour abus sexuels sur une enfant de dix ans, déposée en août 2025 par la parente de Rosa (identité modifiée), visant Jérôme Barella.
L'analyse révèle des carences à chaque étape. Au moment de la mutation du dossier de Toulouse vers Auch, aucun échange téléphonique ou numérique n'a été établi entre les deux entités. L'expédition s'est faite par voie postale classique, sans signaler la gravité ni la priorité de l'affaire. Les antécédents de l'homme, correctement relevés par les militaires de Plaisance-du-Touch, ont été ignorés lors de la reprise du dossier.
Dans le département du Gers, la procédure n'a pas été traitée avec la célérité requise. Les contrôleurs constatent un enchaînement de retards et une absence de pilotage, aussi bien du côté de la juridiction d'Auch que de la compagnie de Condom. La mère de la petite a dû elle-même contacter le parquet pour insister sur l'urgence de la situation et le danger de récidive.
Une mesure de privation de liberté a été demandée, mais l'instruction n'a pas été correctement dirigée ni supervisée par la magistrate des mineurs ni par les supérieurs du responsable d'enquête de la brigade de Lectoure. Aucune structure d'accompagnement des victimes n'a été sollicitée pour soutenir l'enfant et ses proches, bien que cette option fût disponible.
Le chef de l'IGJ, Stéphane Noël, a indiqué que ces défaillances structurelles auraient pu être prévenues. La commission recommande en particulier l'usage systématique des outils numériques pour les transmissions pénales et l'adaptation des règles de compétence géographique pour tenir compte du lieu de résidence de la victime. Un document intermédiaire est prévu pour le 10 juillet et la version finale pour le 5 septembre.
Source : franceinfo
Source: France Info