Piratage du fisc : un jeune de 18 ans mis en examen, 678 000 données volées
Un homme de 18 ans, soupçonné d'appartenir au groupe Zerobytes, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le piratage de la DGFIP. Plus de 678 000 contribuables sont concernés.

Piratage du fisc : un suspect de 18 ans en détention, des centaines de milliers de données compromises
Le parquet de Paris a annoncé vendredi au service police-justice de TF1 Info l'interpellation et la mise en examen d'un homme de 18 ans dans le cadre de l'enquête sur le piratage du fisc survenu au cours de l'été. Le jeune homme, domicilié en région parisienne, a été arrêté le 18 août, puis mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire.
Le suspect est soupçonné d'appartenir au groupe de pirates informatiques « Zerobytes ». Il n'en est pas à sa première mise en cause : déjà connu des services de police, il avait été mis en examen en juin 2024, puis à nouveau en janvier 2025, dans des dossiers d'attaques informatiques commises en 2023 et 2024. Il se trouvait sous contrôle judiciaire au moment de son interpellation.
Des charges multiples et un second suspect mineur
Les charges retenues contre lui sont lourdes : accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel en bande organisée, extraction, transmission, reproduction et détention illicites de données, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit passible de dix ans d'emprisonnement, ainsi que refus de remettre aux autorités la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie.
Par ailleurs, selon le parquet de Paris, un second individu — un mineur âgé de moins de 16 ans — a été interpellé le 26 août, puis libéré à l'issue de sa garde à vue afin de permettre l'exploitation de son matériel par les enquêteurs.
Plus de 678 000 particuliers et professionnels touchés
Le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) s'est produit fin juin et fin juillet. Selon la DGFIP elle-même, le vol a concerné les données d'au moins 678 000 particuliers et professionnels. Le groupe Zerobytes avait revendiqué l'attaque le 16 juillet sur un site du dark web, en annonçant également des intrusions dans les systèmes de services de l'Éducation nationale, de France Travail, de la Fédération française de handball, ainsi que des groupes Intermarché et Bureau Vallée.
L'Office anti-cybercriminalité saisi dès juillet
L'enquête a été ouverte dès le 31 juillet par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC). Le parquet indique que les investigations se poursuivent afin « d'identifier et d'interpeller les autres personnes mises en cause ».
Source: TF1 Info