Meurtre de Lyhanna, 11 ans, en France : le principal suspect avait déjà été signalé pour abus d'enfants

Le meurtre d'une fillette de 11 ans près de Toulouse a provoqué une vague d'indignation en France. Le principal suspect, un homme de 41 ans, avait déjà fait l'objet de plusieurs signalements pour abus sur des enfants.

Meurtre de Lyhanna, 11 ans, en France : le principal suspect avait déjà été signalé pour abus d'enfants

Meurtre de Lyhanna, 11 ans, en France : le principal suspect avait déjà été signalé pour abus d'enfants

Le corps d'une fillette de 11 ans, disparue fin mai à Fleurance au nord-ouest de Toulouse, a été découvert dans un silo à grains abandonné à une quinzaine de kilomètres de son domicile. Les enquêteurs ont interpellé lundi un homme de 41 ans, père d'une camarade de classe de la victime, dans le véhicule duquel la jeune fille avait été aperçue pour la dernière fois.

Ce qui a suscité l'indignation, c'est le passé de l'homme. Il avait déjà été accusé à plusieurs reprises d'abus sur des jeunes filles. Deux enquêtes menées contre lui avaient été classées faute de preuves, selon les médias français. Dans un troisième cas, il avait été licencié de son poste de personnel d'entretien dans une école suite à des accusations de comportement inapproprié envers une adolescente.

Le quatrième cas a particulièrement choqué l'opinion publique. En août de l'année dernière, la mère d'une fillette de 10 ans avait porté plainte contre lui pour viols répétés sur sa fille. Un examen médical avait confirmé les déclarations de l'enfant, mais l'homme n'avait même pas été entendu par les enquêteurs.

La mère de cette enfant a annoncé avoir déposé plainte contre les enquêteurs, les magistrats et le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Elle leur reproche notamment de mettre en danger la vie d'autrui et d'avoir abandonné une personne en danger.

L'affaire a déclenché une vive polémique sur les retards dans les procédures judiciaires. Darmanin s'est excusé vendredi des erreurs commises dans ce dossier, mais a refusé les appels à la démission. Il a ordonné la réexamen de 70 000 affaires liées à des accusations de crimes contre des enfants d'ici le 14 juillet. Plus de 60 000 personnes ont manifesté lundi soir dans plusieurs villes de France, selon l'agence de presse AFP.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé d'augmenter les peines pour les violeurs récidivistes, qui pourraient désormais écoper d'une peine de prison à perpétuité au lieu des 20 ans actuels. Pour les crimes contre des enfants, les enquêtes devront être menées en trois mois maximum. D'autres mesures sont en cours de négociation et seront intégrées dans un projet de loi sur la protection des enfants, que le Parlement devrait examiner en juillet, rapporte le journal Le Figaro.

Source : 24ur.com

Source: 24ur