Six militants d'ultradroite jugés à Paris pour trafic d'armes et projets d'attentats

Un policier retraité et un militaire figurent parmi six hommes jugés à Paris pour terrorisme et trafic d'armes. Le groupe s'organisait sur Telegram pour évoquer des actions violentes contre des musulmans, des juifs et des militants de gauche.

Six militants d'ultradroite jugés à Paris pour trafic d'armes et projets d'attentats

Six militants d'ultradroite jugés à Paris pour trafic d'armes et projets d'attentats

Depuis ce mardi 23 juin, six individus liés à l'extrême droite radicale sont appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Leur procès, prévu sur quinze jours, concerne des faits de terrorisme et de vente illégale d'armes. Dans le box des accusés siègent notamment un ancien agent de police et un soldat, tous deux marqués par une admiration pour l'idéologie nazie.

Les investigations ont pris leur essor après l'arrestation du fonctionnaire retraité alors qu'il était porteur d'une arme dans le département du Var. Les perquisitions menées à son domicile ont révélé une collection impressionnante : une soixantaine de fusils et de revolvers, des grenades et des obus d'artillerie. Les fonctionnaires ont également mis au jour des objets à connotation idéologique : une sculpture représentant Adolf Hitler, une image du maréchal Pétain, de multiples exemplaires du livre Mein Kampf ainsi que des cartes autographiées par d'anciens combattants des SS. Interrogé, le mis en cause a tenté d'atténuer la portée de ces découvertes en invoquant un intérêt historique, et a présenté ses déclarations racistes et antisémites comme de simples plaisanteries.

Sur une période de sept mois, ce retraité de la police a écoulé pour quinze mille euros de matériel militaire à un jeune homme en uniforme qu'il considérait comme son "gendre idéal". Ce dernier, enthousiasmé par l'Allemagne hitlérienne, stockait des fusils à canon scié et des explosifs chez lui et dans les locaux de sa caserne. Il cherchait ensuite à revendre ce matériel à d'autres sympathisants de la mouvance identitaire.

Les conversations du groupe se déroulaient sur une messagerie cryptée. On y discutait d'actions armées ciblant des fidèles de l'islam, des communautés juives, des formations politiques de gauche et des militants antiracistes. Le Parquet national antiterroriste avait sollicité l'organisation de ce procès dès le mois de février. Un adolescent, âgé de moins de dix-huit ans au moment des faits, a déjà été condamné en mai à trois ans et demi d'emprisonnement pour participation à une association criminelle terroriste.

Source : franceinfo

Source: France Info