Cour d'appel de Paris : Marine Le Pen écope de 3 ans de détention et d'une inéligibilité réduite

Les juges parisiens ont allégé la condamnation de la dirigeante du RN, qui pourrait désormais briguer l'Élysée en 2027 mais avec un bracelet de surveillance.

Cour d'appel de Paris : Marine Le Pen écope de 3 ans de détention et d'une inéligibilité réduite

Cour d'appel de Paris : Marine Le Pen écope de 3 ans de détention et d'une inéligibilité réduite

Le 7 juillet 2026, les magistrats de la cour d'appel de Paris ont prononcé un nouveau jugement à l'encontre de Marine Le Pen dans le dossier des assistants parlementaires au Parlement européen. La peine d'inéligibilité a été ramenée à 45 mois, dont 30 assortis du sursis, ce qui laisse théoriquement le champ libre pour une participation au scrutin présidentiel de 2027. Lors du procès initial, l'intéressée avait été frappée d'une interdiction d'exercice de mandat de cinq ans avec application immédiate, la rendant inéligible.

La magistrate présidant l'audience, Michèle Agi, a motivé cette décision en affirmant que la sanction exécutée depuis le printemps 2025 avait déjà permis de réparer le préjudice moral lié à l'atteinte à l'intégrité. Les juges ont par ailleurs mis en avant la nécessité de préserver la liberté de candidature et le droit des citoyens de désigner librement leurs représentants, pilier de la vie démocratique.

Sur le volet punitif, l'ancienne candidate à la présidentielle a été condamnée à une peine de trois ans d'incarcération, dont deux en suspens. La portion effective, soit douze mois, fera l'objet d'un aménagement sous forme de surveillance par bracelet électronique. Cette contrainte technique signifie qu'une hypothétique campagne électorale se déroulerait avec ce dispositif au poignet. Auparavant, l'élue avait posé comme condition sine qua non à sa candidature l'absence de toute obligation de ce type.

Son conseil, Maître Rodolphe Bosselut, a exprimé une satisfaction mitigée face aux délibérés, parlant d'un "bon début" tout en laissant entendre que des recours étaient envisageables. L'intéressée s'est esquivée du palais de justice sans faire la moindre déclaration aux journalistes, gagnant directement les locaux de sa formation politique dans la capitale. Elle était attendue le soir même sur le plateau du 20 heures de TF1 pour réagir publiquement.

Source : Radio France

Source: Radio France - Justice