Procès Martin Ney : la grand-mère de Jonathan Coulom témoigne avant l'audience
Martin Ney, 55 ans, sera jugé à partir de mardi devant la cour d'assises de Nantes pour le meurtre de Jonathan Coulom, disparu en 2004. La grand-mère de la victime s'est confiée à France Télévisions.

« Il était mignon, c'était un petit ange » : la grand-mère de Jonathan Coulom avant le procès Ney
Selon France Info, un procès très attendu s'ouvre mardi devant la cour d'assises de Nantes : Martin Ney, un ressortissant allemand de 55 ans, y répondra du meurtre de Jonathan Coulom, un enfant de 10 ans disparu lors d'une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, en avril 2004.
Dans un classeur usé par le temps, Chantal Munier conserve précieusement les photographies de son petit-fils. « Il était mignon, c'était un petit ange. Il y a des fois où je me dis : pourquoi lui ? », confie-t-elle à une équipe de France Télévisions, plus de vingt ans après les faits.
Une disparition dans la nuit du 6 au 7 avril 2004
Dans la nuit du 6 au 7 avril 2004, Jonathan Coulom disparaît du dortoir d'un centre de vacances à Saint-Brévin-les-Pins. Des centaines de militaires ratissent rapidement les environs. Chantal Munier apprend la nouvelle en regardant le journal télévisé. « Je me dis c'est bizarre, on dirait mon petit-fils. Mais je me dis que ce n'est pas possible, ça ne peut pas m'arriver. La gendarmerie est arrivée et nous a prévenus », se souvient-elle.
Six semaines plus tard, le corps de Jonathan est retrouvé immergé dans un étang de Guérande, en Loire-Atlantique. L'enfant avait les pieds et les poings liés, le corps lesté par un parpaing.
Une affaire relancée par une arrestation en Allemagne
L'enquête rebondit sept ans plus tard, lorsqu'un homme est arrêté en Allemagne : Martin Ney, alors âgé de 41 ans. Éducateur pour enfants, il reconnaît avoir enlevé, violé et tué trois garçons en Allemagne entre 1992 et 2001. Pour ces crimes, il est condamné à la prison à vie.
En détention, Ney aurait confié à un co-détenu avoir utilisé le même mode opératoire dans le cas de Jonathan Coulom. C'est sur la base de ces éléments que la justice française a pu construire le dossier aujourd'hui soumis à la cour d'assises de Nantes.
Réclusion criminelle à perpétuité encourue
Le procès de Martin Ney s'ouvre le mardi 19 mai devant la cour d'assises de Nantes. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ses avocats, contactés avant l'audience, n'ont pas souhaité s'exprimer.
Source: France Info