Six militants d'extrême droite radicale jugés à Paris pour commerce illégal d'armes
Un tribunal parisien a prononcé des condamnations allant jusqu'à sept ans de réclusion contre un groupe de six individus liés au néonazisme, pour acquisition et revente d'armes.

Six militants d'extrême droite radicale jugés à Paris pour commerce illégal d'armes
Un tribunal de la capitale française a rendu son verdict vendredi 3 juin à l'encontre de six individus liés au néonazisme, impliqués dans un commerce illégal d'armes. Les sanctions pénales vont de quelques mois à sept ans d'incarcération, rapporte l'AFP.
Cinq accusés, dont l'âge varie entre 22 et 25 ans, ont été déclarés coupables de constitution d'un groupe criminel à visée terroriste. Le sixième prévenu, un ancien fonctionnaire de police de 61 ans, n'a été reconnu responsable que de la seule infraction de trafic d'armes. L'instruction n'a pas pu prouver qu'il avait connaissance de l'usage attentatoire potentiel des armes qu'il approvisionnait.
Le groupe se composait de deux ex-militaires. Tous étaient accusés d'avoir élaboré des projets d'agression ciblant des communautés juives, musulmanes, LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Le magistrat a infligé la peine maximale — sept ans de réclusion avec une sûreté des deux tiers — au plus jeune des condamnés, qui s'est montré particulièrement intransigeant durant l'audience. Issu d'un couple mixte (mère japonaise, père marocain), il a réaffirmé son opposition au métissage, tout en concédant avoir abandonné "certaines idées" de la mouvance tout en en conservant d'autres.
L'organisateur présumé du réseau, également ancien soldat, a écopé de la même durée de sept ans, mais sans période de sûreté obligatoire. Durant son enfance, il aurait été exposé au pétainisme, à la haine antisémite et au traditionalisme catholique intégriste, selon ses propres déclarations. La procureure Marine Valentin a toutefois estimé qu'il avait "évolué". L'ex-policier a été condamné à cinq ans, dont 25 mois avec sursis probatoire de trois ans. Les trois derniers membres ont écopé de peines de deux ans à trois mois de prison.
Source : franceinfo
Source: France Info