Marseille : dix ans ferme requis contre un chef présumé de réseau narco
La justice française réclame une lourde peine contre un homme de 37 ans accusé d'orchestrer un trafic de cocaïne entre Dubaï, le Maroc et la cité phocéenne.

Marseille : dix ans ferme requis contre un chef présumé de réseau narco
La cour d'assises de Marseille a vu le ministère public réclamer une peine de dix ans de prison contre Karim Harrat, un quadragénaire présenté comme le cerveau d'une organisation criminelle transnationale. La réquisition inclut également une sanction pécuniaire de 500 000 euros et une mesure de sûreté des deux tiers.
L'accusé est soupçonné d'avoir orchestré un important trafic de cocaïne entre Dubaï, le Maroc et la cité phocéenne. Les forces de l'ordre l'ont capturé en 2021 sur le tarmac de l'aéroport Mohammed-V de Casablanca, mettant fin à plusieurs années de fuite. Son transfert vers la France a été effectué en 2023. Le magistrat instructeur l'a décrit comme un malfaiteur aguerri dirigeant une entreprise criminelle structurée.
Les éléments à charge proviennent du déchiffrement, en 2021, de la messagerie cryptée Sky ECC. Cette application, devenue un outil précieux pour les policiers, a révélé des millions de dialogues que les suspects croyaient à l'abri des regards. Les conversations mises au jour exposent le fonctionnement opérationnel du groupe : commandes de marchandises, organisation des convois et intimidations. Selon l'accusation, les données analysées prouvent que Harrat se dissimulait derrière le pseudo "Rant" pour commander ses opérations depuis l'étranger.
Le réquisitoire a fustigé l'attitude prétentieuse du prévenu, évoquant des écrits où il se présentait comme le maître incontesté de Marseille. L'intéressé conteste avec véhémence être l'auteur des messages signés "Rant", une question déterminante puisqu'il fait aussi l'objet de quatre procédures pour meurtre. Ses conseils ont demandé sa relaxe, dénonçant une instruction fondée sur des rumeurs et des dossiers non jugés. Ils reprochent aux enquêteurs de s'appuyer sur les déclarations d'anciens complices plutôt que sur des éléments matériels.
Le jugement doit être prononcé ce jeudi 29 janvier à 11h30. Source : Bladi.net.
Source: Bladi.net