Trois personnes jugées à Evry pour trafic de chiots importés de Roumanie
Deux femmes roumaines et un vétérinaire comparaissent devant le tribunal d'Evry pour leur rôle dans un vaste réseau de trafic de chiots entre la Roumanie et la France, ainsi que pour des actes de maltraitance animale.

Trois personnes jugées à Evry pour trafic de chiots importés de Roumanie
Deux ressortissantes roumaines et un praticien vétérinaire ont été présentés ce mercredi devant la juridiction d'Evry, en région parisienne. Ils sont poursuivis pour leur participation à un vaste trafic de chiots entre la Roumanie et l'hexagone, ainsi que pour des sévices présumés infligés aux animaux, rapporte l'agence Agerpres.
Selon les éléments de l'enquête, le vétérinaire exerçant à Evry est inculpé d'escroquerie en bande organisée. Des sources policières indiquent qu'il aurait procédé l'année dernière à la pose d'un microchip permettant l'identification d'un chien parmi trois cents teckels importés de Roumanie, au nom de propriétaires fréquemment inventés.
Les deux accusées d'origine roumaine se chargeaient de l'élevage et de la commercialisation des bêtes via des petites annonces en ligne. Elles sont également poursuivies pour avoir fourni des renseignements fallacieux aux acheteurs concernant l'âge et l'état de santé des chiots, ainsi que pour les mauvais traitements subis par ces derniers.
L'affaire a été révélée fin 2025, lorsqu'un particulier a signalé des actes de cruauté envers des animaux dans un appartement de la région parisienne. Huit chiens y ont été découverts dans des conditions déplorables.
Des plaintes déposées par des associations de protection animale au début de l'année ont fait état de faits similaires. L'une d'elles a permis de mettre au jour quatre chiots abandonnés dans un sac poubelle.
Les investigations ont montré que les animaux étaient cédés à 1 800 euros l'unité. Les transactions se déroulaient dans une habitation située à Saulx-les-Chartreux, au sud de la capitale. C'est là que les enquêteurs ont découvert une cinquantaine de jeunes teckels et procédé à l'interpellation de six individus. Une septième personne a été arrêtée peu après, lorsque des carnets de santé canins portant des identités de propriétaires fictives ont été retrouvés au domicile d'une femme.
L'une des prévenues a admis avoir fait venir les chiots de Roumanie pour 500 euros pièce, dans le but de les revendre 900 euros. Elle a également reconnu avoir utilisé une fausse identité pour leur microchipage, tout en affirmant connaître le vétérinaire mis en cause. La seconde femme a confirmé détenir ces teckels, tout en rejetant toute implication dans un trafic organisé.
Source: G4Media