Trafic de stupéfiants à Brest : 18 mois de prison pour un livreur au coffre caché dans son jardin
Un homme de 39 ans a été condamné vendredi par le tribunal de Brest à 18 mois de prison pour trafic de drogue et blanchiment entre Gouesnou et Saint-Martin-des-Champs.

Condamné à Brest pour trafic de cocaïne et blanchiment, un coffre de 14 000 € retrouvé enfoui dans son jardin
Un homme de 39 ans a été condamné vendredi 5 juin 2026 à dix-huit mois de prison par le tribunal judiciaire de Brest, dont neuf mois de sursis probatoire, pour trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent. Selon letelegramme.fr, les faits se sont déroulés entre Gouesnou et Saint-Martin-des-Champs, du 1er janvier au 7 mars 2026, date de son interpellation.
Une arrestation au petit matin, deux mineurs à bord
Ce matin du 7 mars, les gendarmes repèrent la conduite erratique d'un automobiliste accompagné de deux mineurs. Contrôlé positif à la cocaïne, le conducteur est également trouvé en possession de stupéfiants. La perquisition de son domicile révèle du matériel de pesée et de conditionnement, une comptabilité liée au trafic, ainsi que près de 183 grammes de cocaïne. Dans le jardin, un coffre dissimulé contient plus de 14 000 euros en espèces. La valeur totale des biens saisis est estimée à plus de 25 000 euros.
L'accusé invoque des dettes et une addiction
À la barre, le prévenu, visiblement nerveux, tente d'expliquer son rôle. « Les deux mineurs m'accompagnaient parfois lors des livraisons mais je ne les connais pas », déclare-t-il. Il affirme que ces jeunes auraient prévenu ses employeurs qui, disposant de doubles de clefs, auraient caché le coffre avant l'arrivée des enquêteurs.
Pour justifier son implication, l'homme invoque des dettes à la consommation de 50 000 euros, une consommation personnelle de cocaïne atteignant environ un gramme par jour au plus fort de son addiction, ainsi que des difficultés personnelles accumulées. Le président Subts lui rétorque : « Vu vos dettes, vous auriez mieux fait de payer vos dus que la cocaïne. » Le magistrat souligne par ailleurs un casier judiciaire chargé, comprenant des antécédents pour vols, violences et agression sexuelle, et considère que le prévenu connaissait parfaitement les risques encourus.
Le parquet note des efforts, le tribunal écarte tout aménagement
Le ministère public partage l'analyse du président quant à la qualification des faits. Toutefois, relevant que le prévenu cherchait à se sortir de cette situation depuis sa mise en détention, le parquet requiert dix-huit mois de prison dont neuf mois de sursis probatoire, une peine qui aurait permis un aménagement de la partie ferme. La défense, assurée par Me Le Faou, accueille favorablement ces réquisitions, y voyant une opportunité pour son client de rompre avec ses dérives.
Le tribunal reconnaît l'homme coupable et prononce bien dix-huit mois de prison dont neuf mois de sursis probatoire, mais sans possibilité d'aménagement de la partie ferme. « Vous connaissez trop le milieu pour dire que vous ne saviez pas », justifie le président Subts, avant d'ajouter : « Continuez cependant vos efforts. Quand vous sortirez, vous ne devrez pas replonger. »
Source: Google News FR — Crime (fr)