Agression d'un policier en repos à Chalon : un détenu en semi-liberté condamné à 20 mois de prison

Un homme de 32 ans placé en semi-liberté a proposé du cannabis à un policier adjoint qui faisait du sport. L'échange a viré à l'altercation physique. Le prévenu a été jugé et écroué.

Agression d'un policier en repos à Chalon : un détenu en semi-liberté condamné à 20 mois de prison

Agression d'un policier en repos à Chalon : un détenu en semi-liberté condamné à 20 mois de prison

Un fonctionnaire de police, en jour de repos, faisait de l'exercice physique sur le square Chabas à Chalon-sur-Saône le vendredi 3 juillet. Un individu de 32 ans s'est présenté à lui pour lui vendre du cannabis. L'homme en tenue de sport, qui était en réalité un agent des forces de l'ordre, a répondu par une remarque sarcastique. Cela a déclenché une violente réaction de la part du trafiquant.

Ce dernier a asséné plusieurs coups, dont certains ont été esquivés ou parés. Le policier a contre-attaqué. Les collègues en uniforme sont intervenus pour maîtriser l'agresseur, qui a cherché à s'enfuir et a opposé une résistance lors de son arrestation. Il a aussi injurié l'un des intervenants.

Le suspect cumulait déjà quatorze condamnations, dont huit pour des actes de violence. Il purgeait une peine au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand dans le cadre d'une semi-liberté : il travaillait la journée et retournait en cellule le soir. Ce vendredi-là, il avait sur lui 22 grammes de résine de chanvre indien et avait bu de l'alcool, alors qu'il aurait dû effectuer des démarches de réinsertion.

Présenté devant le tribunal en comparution immédiate le lundi 6 juillet, il a été déclaré coupable d'agression et d'outrage, mais acquitté du chef de rébellion. Les magistrats ont estimé que dissimuler ses mains derrière le dos ne constituait pas une violence suffisante pour caractériser ce délit. La peine prononcée s'élève à vingt mois d'incarcération ferme avec maintien en détention.

Le ministère public avait demandé deux ans de prison avec mandat de dépôt, évoquant les addictions et l'impulsivité du prévenu. Sa conseillère a plaidé le maintien de la semi-liberté, soulignant qu'il travaillait et tentait de reconstruire sa vie. Le condamné a exprimé ses regrets aux fonctionnaires agressés.

Les deux agents ont été admis comme parties civiles et recevront une indemnisation pour le préjudice subi.

Source : Info-Chalon.com

Source: Google News FR — Crime (fr)