Chalon : un détenu en semi-liberté propose de la drogue à un policier hors service avant de le rouer de coups
Un trentenaire placé sous régime de semi-liberté a offert du cannabis à un fonctionnaire de police qui profitait de son temps libre pour faire du sport, puis l'a agressé physiquement.
Chalon : un détenu en semi-liberté propose de la drogue à un policier hors service avant de le rouer de coups
Un fonctionnaire de police en repos a été pris à partie au square Chabas à Chalon-sur-Saône par un individu qui lui vendait des stupéfiants. La scène s'est jouée le vendredi 3 juillet, selon les éléments rapportés par Info-Chalon.com.
L'auteur des faits, un homme de 32 ans, était détenu au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand et bénéficiait d'une mesure de semi-liberté. Cette disposition l'autorisait à travailler à l'extérieur le jour tout en regagnant sa cellule le soir. Ce vendredi-là, il transportait 22 grammes de résine de cannabis et avait consommé de l'alcool, bien qu'il dût consacrer sa journée à des activités de réinsertion.
Le détenu s'est approché du policier qui s'entraînait sur les équipements sportifs et lui a suggéré d'acquérir de la marijuana. Quand le sportif lui a demandé s'il possédait du matériel pour fumer, le dealer a pété les plombs. Il a décoché plusieurs coups de poing et un coup de pied, la plupart esquivés ou bloqués, sauf un dernier direct qui a touché le fonctionnaire. Celui-ci a répliqué.
L'arrivée des forces de l'ordre a déclenché une nouvelle phase d'hostilités. Le trafiquant a cherché à s'enfuir, a opposé une résistance lors de sa mise aux menottes et a injurié les agents.
Présenté devant le tribunal en comparution immédiate le lundi 6 juillet, le prévenu a été déclaré coupable d'outrage et de violences. Les juges l'ont en revanche relaxé sur le chef de rébellion, considérant que le simple fait de dissimuler ses mains ne caractérisait pas la violence propre à ce délit. La peine prononcée s'élève à vingt mois de réclusion ferme avec maintien en incarcération.
Durant les débats, le représentant du ministère public avait sollicité une sanction de deux ans d'emprisonnement assortie d'un mandat de dépôt, mettant en avant le lourd passé judiciaire de l'accusé : quatorze condamnations précédentes, dont huit pour des actes de violence. La défense a plaidé une condamnation avec encadrement à la sortie, soulignant les efforts de réinsertion entrepris via la semi-liberté.
Le trentenaire a présenté ses excuses aux fonctionnaires. Les deux policiers ont été admis comme parties civiles et le condamné devra leur verser des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Source: Google News FR — Crime (fr)