Tribunal de Nanterre : trois ans ferme pour un harceleur multirécidiviste
Un quadragénaire a écopé de trois ans dont un an avec sursis probatoire pour avoir harcelé son ancienne compagne à Meudon, malgré des condamnations antérieures en 2020, 2021 et 2025.

Tribunal de Nanterre : trois ans ferme pour un harceleur multirécidiviste
Le 1er juillet, les magistrats de la 20e chambre correctionnelle de Nanterre ont jugé un homme de 47 ans pour des faits de harcèlement sur son ex-compagne, commis en mai dernier en présence de leur enfant de douze ans.
L'intervention des forces de l'ordre remonte au 22 mai. Ce jour-là, des policiers du commissariat de Meudon ont interpellé le prévenu sur le palier du troisième étage où résidait la victime avec leur fils. L'individu frappait violemment à la porte tout en proférant des menaces. Plusieurs voisins avaient déjà signalé sa présence erratique depuis plusieurs jours aux abords de l'immeuble, pieds nus et hurlant des injures.
La plaignante, qui avait déposé plainte le même jour, décrivait son ex-mari comme paranoïaque et alcoolique. Après sa garde à vue, le mis en cause avait été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de ne pas approcher le domicile familial. Trois jours plus tard, la femme l'apercevait tapis dans la végétation devant chez elle. Il a alors été écroué.
L'accusé, déjà sanctionné par la justice à trois reprises pour des comportements identiques, a persisté dans le déni devant la cour. Il a affirmé être venu chercher des clefs de véhicule et maintenir l'illusion d'une relation encore existante, bien que le divorce ait été prononcé cinq ans auparavant. Les échanges avec la présidente ont révélé une incompréhension totale de la gravité de ses agissements.
Le ministère public avait requis deux ans d'incarcération, assortis d'une exclusion du territoire de Meudon, d'une privation de l'autorité parentale et d'une interdiction de tout contact. Les juges ont finalement prononcé une peine de trois ans, dont douze mois avec sursis probatoire renforcé. Le prévenu doit désormais résider dans le Gers et s'abstenir de toute approche des victimes. Il a fait savoir qu'il contesterait la décision en appel.
Source : Journal Spécial des Sociétés
Source: Google News FR — Crime (fr)