Tuerie de Chevaline : un pistolet Luger repêché dans le lac d'Annecy 14 ans après

Un pistolet remonté du lac d'Annecy par des touristes britanniques pourrait être l'arme du quadruple meurtre de Chevaline en 2012. Le parquet de Nanterre a confirmé l'ouverture d'investigations.

Tuerie de Chevaline : un pistolet Luger repêché dans le lac d'Annecy 14 ans après

Un pistolet découvert au fond du lac d'Annecy relance l'enquête sur le massacre de Chevaline

Des touristes britanniques ont remonté à la surface un pistolet Luger lors d'une baignade dans le lac d'Annecy le 20 août dernier, rapporte actu.fr. L'arme présente des similitudes avec celle utilisée lors du quadruple homicide de Chevaline, commis en 2012 en Haute-Savoie.

Le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre, qui instruit l'affaire depuis septembre 2022, a confirmé lundi soir à l'AFP que des investigations sont en cours pour établir un éventuel lien entre cette découverte et le massacre. L'information avait initialement été révélée par l'hebdomadaire Marianne.

Les faits du 5 septembre 2012

Ce jour-là, Saad al-Hilli, un Britannique d'origine irakienne âgé de 50 ans, son épouse de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans avaient été retrouvés morts dans leur véhicule, sur une route de campagne à proximité de Chevaline, non loin du lac d'Annecy. Les trois victimes avaient reçu plusieurs balles dans la tête.

Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, avait également été abattu sur place. L'une des filles du couple al-Hilli, âgée de 7 ans, avait été grièvement blessée. Sa sœur cadette, 4 ans, retrouvée recroquevillée sous les jambes de sa mère, était sortie physiquement indemne.

Une affaire toujours non élucidée

L'affaire demeure l'un des cold cases les plus énigmatiques de la criminalité française récente. Aucun suspect n'a à ce jour été formellement mis en cause. Dans le cadre de la réouverture de l'instruction, le parquet de Nanterre avait déjà ordonné de nouvelles analyses ADN pour tenter de faire progresser l'enquête.

Le pistolet repêché doit être transmis aux experts de la Gendarmerie nationale pour analyse balistique et médico-légale. Les conclusions de ces expertises permettront de déterminer si l'arme est bien celle utilisée lors des meurtres, quatorze ans après les faits.

Source: TF1 Info