Adolescent de 17 ans abattu près de la prison de Seysses : quatre gardes à vue pour trafic de drogue par drone
Un jeune de 17 ans a été tué d'une balle dans le thorax vendredi matin à Seysses, près de Toulouse. Quatre de ses compagnons sont en garde à vue.

Fusillade mortelle à Seysses : un mineur tué près du centre pénitentiaire, le trafic de drogue par drone en cause
Un adolescent de 17 ans a été mortellement blessé par balle au thorax vendredi 5 juin au matin, à proximité du centre pénitentiaire de Seysses, au sud de Toulouse, rapporte ladepeche.fr. Les quatre jeunes qui l'accompagnaient ont été placés en garde à vue dans le courant de la journée, non pour le meurtre mais pour des faits liés à la livraison de drogue par drone.
Un site connu comme point de ralliement pour les livreurs par drone
C'est au bord d'un petit lac situé à trois cents mètres à vol d'oiseau de la maison d'arrêt, place Jean-Chaubet, que le corps du jeune homme a été découvert parmi les herbes hautes. Les militaires de la compagnie de Muret et de la section de recherches, assistés par la police municipale, ont ratissé le secteur toute la matinée à la recherche d'indices.
L'endroit, décrit par un membre d'une association locale comme « une zone habituellement calme où nous venons pêcher », est pourtant devenu un point de ralliement régulier pour ceux qui sont recrutés afin d'acheminer de la drogue par drone jusqu'à l'établissement pénitentiaire.
Peu avant 5 heures du matin, un coup de feu unique et fatal
Selon les informations recueillies, la victime et ses quatre amis se sont rendus sur place peu avant 5 heures, probablement pour participer à une livraison de « colis » vers la prison. Dans des circonstances encore à déterminer, l'un d'eux a été visé par un individu armé d'un pistolet. L'unique tir s'est révélé mortel.
Les proches de la victime ont immédiatement alerté les secours et la famille du jeune homme, mais celui-ci a succombé à ses blessures malgré l'intervention des médecins.
Quelques heures après les faits, les témoins se sont rendus d'eux-mêmes à la gendarmerie pour déposer. Selon leurs déclarations, le tireur aurait surgi sans prévenir avant de prendre la fuite.
La piste d'un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants
Les enquêteurs privilégient la piste d'un règlement de comptes lié au trafic de drogue. La victime avait des antécédents, et sa présence sur les lieux serait directement liée à une livraison vers la maison d'arrêt. Son frère a par ailleurs été condamné en décembre dernier à quinze mois d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants.
« Nous ne fermons aucune porte », a déclaré un magistrat. Une enquête a été ouverte pour meurtre en bande organisée.
Les quatre témoins en garde à vue, leurs vêtements analysés
Au fil des premières auditions, les enquêteurs ont décidé de placer l'ensemble des témoins en garde à vue — non pour le meurtre, mais pour la livraison de drogue par drone. Une décision qui interroge sur l'exhaustivité de leurs déclarations.
Des experts de la police scientifique ont effectué des prélèvements sur leurs vêtements afin de détecter d'éventuelles traces de poudre liées à l'utilisation d'une arme à feu. À ce stade, aucun d'entre eux n'est soupçonné d'avoir commis ou directement participé au meurtre.
Une enquête complexe, sans caméras de surveillance dans le secteur
Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à un puzzle judiciaire particulièrement difficile à reconstituer. L'absence totale de caméras de vidéoprotection dans ce secteur prive les enquêteurs d'un outil essentiel. La question d'un éventuel contentieux entre la victime et une personne extérieure au groupe reste entière, de même que les raisons précises qui ont conduit à cette exécution en pleine nuit aux abords du lac.
Source: Google News FR — Crime (fr)