Atelier d'armes par impression 3D découvert près de Pau, quatre individus arrêtés

Les enquêteurs toulousains ont mis la main sur un hangar servant à produire des pistolets semi-automatiques via une imprimante 3D, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Atelier d'armes par impression 3D découvert près de Pau, quatre individus arrêtés

Atelier d'armes par impression 3D découvert près de Pau, quatre individus arrêtés

Un hangar dissimulé dans la zone artisanale de Soumoulou, bourg paisible de 1600 âmes au pied des Pyrénées, servait de base à la production illégale de pistolets semi-automatiques. La police judiciaire de Toulouse a procédé mardi à l'interpellation de quatre hommes, dont l'âge oscille entre 17 et 21 ans.

L'affaire remonte à trois mois, lorsqu'un homme et une femme ont été contrôlés en plein centre de Toulouse avec deux armes de ce type sur eux. Contrairement aux armes conventionnelles, ces répliques plastiques ne comportent aucune marque d'identification, ce qui les rend quasiment impossibles à suivre. Elles peuvent également échapper aux détecteurs de métaux. L'examen minutieux des pièces saisies a révélé un profil génétique sur un ressort, permettant aux enquêteurs d'identifier le fabricant présumé.

Cette piste a mené les policiers jusqu'au hangar de Soumoulou, où une mezzanine abritait les équipements de production, des postes d'assemblage et une réserve de projectiles. Les armes étaient commercialisées sur des réseaux cryptés, moyennant environ 300 euros par exemplaire, et s'adressaient essentiellement à des délinquants de bas étage.

Le président de la Chambre syndicale des armuriers a décrit ces engins comme « introuvables » et « sous tous les radars ». Pour le responsable syndical Alliance dans le département, ce phénomène constitue une voie détournée d'introduction d'armes sur le territoire français. Les enquêteurs cherchent désormais à démanteler l'ensemble du réseau de distribution.

Source : franceinfo

Source: France Info