Un corps découvert près du lieu de disparition de Liana, 11 ans, en France
Un corps a été découvert à proximité de l'endroit où la petite Liana, 11 ans, avait été vue pour la dernière fois en France. L'affaire soulève de graves questions sur la gestion des plaintes antérieures contre le principal suspect.

Un corps découvert près du lieu de disparition de Liana, 11 ans, en France
Un corps a été retrouvé à proximité de l'endroit où la jeune Liana, âgée de 11 ans, avait été aperçue pour la dernière fois, dans le cadre de son enlèvement présumé en France. Les autorités françaises n'ont pas encore confirmé officiellement l'identité de la dépouille, mais toutes les pistes sont examinées par les enquêteurs.
Selon les informations transmises par le correspondant de ERTnews à Paris, Thomas Papaïoannou, l'affaire a provoqué un choc considérable dans l'opinion publique française. Ce sentiment d'indignation ne découle pas seulement de la disparition tragique de l'enfant, mais également des révélations concernant le traitement antérieur des signalements visant le suspect principal.
Les investigations se concentrent sur Jérôme Barrela, un homme de 41 ans déjà placé en détention provisoire et accusé d'avoir enlevé la mineure. Des révélations récentes indiquent qu'au moins trois plaintes avaient été déposées contre lui ces dernières années pour des agressions sexuelles et des viols sur des enfants âgés de 7 à 10 ans. Cependant, aucune procédure judiciaire substantielle n'avait été engagée à la suite de ces dénonciations.
Une quatrième plainte est également venue s'ajouter au dossier pendant que l'enquête sur la disparition de Liana était en cours. Un père de famille a déclaré que son propre enfant aurait également été victime du même individu. Selon les informations du correspondant d'ERTnews, trois des quatre cas concernent des allégations de viols sur des fillettes mineures.
Une plainte particulièrement troublante avait été soumise en août 2025. Une fillette aurait été violée à plusieurs reprises au domicile du suspect, après y avoir été invitée par sa fille. La famille avait déposé une plainte, mais l'affaire était restée sans suite pendant neuf mois. L'homme de 41 ans n'avait même pas été convoqué dans le cadre d'une procédure d'instruction. Selon les mêmes informations, le présumé agresseur aurait menacé le jeune victimé de se suicider si elle retirait ses accusations, aggravant ainsi la détresse psychologique de l'enfant.
Concernant Liana, les enquêteurs estiment que le suspect avait développé une relation étroite avec l'enfant à travers l'amitié que celle-ci entretenait avec sa fille. Il aurait systématiquement approché la fillette, lui offrant des cadeaux, communiquant régulièrement par téléphone avec elle et l'attendant à la sortie de son école, ce qui avait inquiété ses parents.
Les enquêteurs examinent désormais la possibilité que la fillette de 11 ans ait subi des abus sexuels avant son décès, bien qu'aucun élément officiel ne confirme cette hypothèse à ce stade.
Parallèlement, l'affaire prend des dimensions de scandale institutionnel, alors que des accusations d'inaction des autorités face à des signalements répétés émergent. Selon les déclarations de Thomas Papaïoannou, la mère d'une jeune victime avait contacté à plusieurs reprises les services de police pour obtenir des informations sur l'avancement de l'affaire, sans résultat.
Suite à ces révélations, le parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative afin de déterminer pourquoi au moins trois plaintes sérieuses contre la même personne n'avaient pas débouché sur une intervention rapide des autorités.
L'affaire a suscité de vives réactions en France et devrait alimenter un débat plus large sur les responsabilités des autorités judiciaires et policières dans le traitement des signalements d'abus sexuels sur mineurs.
Les investigations criminelles se poursuivent. À ce jour, aucune trace de sang n'a été découverte dans le véhicule du suspect qui puisse établir un homicide. L'examen de son téléphone portable a révélé qu'il entretenait des communications avec un grand nombre de jeunes filles mineures.
Source: ERT