France : 33 individus appréhendés dans une opération contre la pédocriminalité
Une alerte venue des États-Unis a permis l'arrestation de 33 suspects, âgés de 37 à 79 ans, répartis dans 28 départements, pour téléchargement de contenus violents impliquant des mineurs.

France : 33 individus appréhendés dans une opération contre la pédocriminalité
Les services américains ont transmis un renseignement qui a déclenché une série d'arrestations d'envergure sur le sol français. Les 24 et 25 juin, policiers et gendarmes ont interpellé 33 personnes de sexe masculin dans 28 départements. Leur âge varie de 37 à 79 ans. Tous sont soupçonnés d'activités liées à la pédocriminalité.
Les profils des suspects sont hétérogènes : employé ferroviaire, professionnel de la restauration, personne à la retraite. Certains possédaient déjà un antécédent judiciaire pour des délits de même nature. Ce sont des agences américaines qui ont repéré ces hommes en train de récupérer des enregistrements vidéo où apparaissent des mineurs subissant des agressions et des sévices sexuels. Les services français ont été prévenus sans délai.
Aurélie Besançon, qui dirige l'Office mineurs, a décrit l'opération comme exceptionnelle : les enquêteurs ont visé des personnes ayant acquis des images d'une brutalité extrême, mettant en scène des bébés et des tout-petits.
D'après les éléments communiqués par franceinfo, une des vidéos circule depuis plus de dix ans dans les réseaux dédiés sous le nom de « Daisy Destruction ». Ce matériel, d'une violence inouïe, ne peut être totalement effacé du web.
Véronique Béchu, qui préside l'association e-Enfance, rappelle une réalité numérique : une fois publié, un contenu persiste toujours quelque part, que ce soit sur un serveur distant, une mémoire externe, un ordinateur ou un smartphone.
Washington informe régulièrement Paris de faits de maltraitance à l'égard d'enfants. Ce mécanisme avait déjà permis de détecter, plusieurs mois avant le drame de Lyhanna, les comportements en ligne de Jérôme Barrella. Une organisation américaine avait transmis l'information aux autorités françaises, sans que les juges en soient informés à l'époque.
Source : franceinfo
Source: France Info