Plus de 100 agressions d'enfants dans des écoles parisiennes : une enquête en cours
La police de Paris enquête sur plus de 100 agressions contre des enfants dans des écoles, maternelles et centres de loisirs. Les suspects sont des animateurs scolaires.

Plus de 100 agressions d'enfants dans des écoles parisiennes : une enquête en cours
Les autorités judiciaires de Paris ont ouvert des investigations sur plus d'une centaine d'agressions commises contre des enfants dans des établissements scolaires municipaux, des écoles maternelles et des centres de loisirs. Plusieurs victimes n'ont que trois ou quatre ans, rapporte Expressen en citant The Guardian.
Les faits reprochés vont du viol aux violences physiques et psychologiques. Des enfants auraient été poussés, tirés par les cheveux, insultés ou forcés à manger jusqu'à vomir. Des cas de violences sexuelles concernent des enfants âgés de trois à quatre ans.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a précisé l'étendue des investigations : 84 écoles maternelles, environ 20 écoles primaires et une dizaine de centres de loisirs sont concernés.
Les suspects sont des animateurs scolaires, des agents recrutés par les autorités locales pour surveiller les enfants pendant les récréations, les repas et les activités périscolaires. Ils ne sont pas employés directement par les écoles.
Un cas particulièrement choquant concerne une fillette de trois ans qui aurait été violée par un animateur dans l'ouest de Paris. Le même prévenu aurait ensuite agressé sexuellement un garçon du même âge après avoir été muté dans un autre établissement suite à des plaintes.
Des associations de parents dénoncent des années de mobilisation pour obtenir une réaction des pouvoirs publics. Elles critiquent notamment le manque de contrôles lors du recrutement et du suivi du personnel.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a lui-même été victime d'agressions sexuelles par un animateur scolaire durant son enfance, a annoncé un plan de 215 millions de couronnes suédoises (environ 19 millions d'euros) pour lutter contre ce fléau.
– L'erreur a été de considérer ces événements comme des cas isolés. En réalité, ils révèlent un risque systémique, et peut-être aussi une culture du silence, a-t-il déclaré au journal Le Monde.
Entre janvier et avril, 78 employés scolaires ont été suspendus, dont 31 sont soupçonnés d'agressions sexuelles. Un procès s'ouvre mardi contre un animateur accusé d'agressions sexuelles sur cinq enfants âgés de trois à cinq ans. En juin, un verdict est attendu dans une autre affaire où un animateur est poursuivi pour des agressions sur neuf fillettes de dix ans.
Source: Expressen