Enquête ouverte en France sur des soupçons de traite d'enfants via Vinted

Le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire sur des annonces suspectées de camoufler de la traite d'enfants sur la plateforme Vinted, après des signalements d'internautes sur les réseaux sociaux.

Enquête ouverte en France sur des soupçons de traite d'enfants via Vinted

Enquête ouverte en France sur des soupçons de traite d'enfants via Vinted

Le parquet de Nantes a ordonné une enquête préliminaire visant à examiner des annonces liées à des soupçons de traite d'enfants sur la plateforme Vinted. L'affaire a été confiée à l'Office central de protection des mineurs (Ofmin).

Les doutes ont émergé suite à des publications d'internautes sur les réseaux sociaux, qui ont signalé des annonces qu'ils jugeaient étranges. Ces publicités concernaient des jouets ou des objets apparemment de peu de valeur, proposés à des prix extrêmement élevés, tout en mentionnant des âges et des tailles que les dénonciateurs estimaient correspondre à de jeunes enfants.

La question a pris une ampleur considérable, notamment sur TikTok, où des créateurs ont soutenu que des éléments comme un prix de 30 000 euros pour une figurine Harry Potter, combinés à des mentions telles que « 13 ans » et « 1,58 m », pourraient constituer des messages codés liés au trafic d'enfants.

L'ombudsman de la défense des enfants en France, Sarah El Haïry, a annoncé mardi avoir informé les autorités compétentes au sujet de comptes suspects impliqués dans des réseaux de traite d'enfants via Vinted, après avoir préalablement contacté la plateforme de signalements Pharos et le régulateur Arcom.

Jeudi, un article de 20 Minutes a été qualifié de « rétrograde » par l'ombudsman. Ce journal avait indiqué qu'un journaliste avait conversé avec un homme prétendant vendre une petite fille via une annonce en apparence innocente. Toutefois, le quotidien a corrigé son article vendredi, précisant qu'il s'agissait d'un lycéen de 17 ans qui avait publié le contenu dans le but, selon ses dires, de piéger des « pédophiles ».

À ce jour, le parquet n'a pas clarifié si l'une des annonces s'est révélée fondée. Plusieurs vendeurs identifiés dans les vidéos connexes ont déclaré au Bureau d'enquête français que leurs annonces concernaient réellement des jouets.

De son côté, Vinted a indiqué avoir examiné les annonces en question et n'avoir trouvé aucun élément les reliant à des activités de traite d'enfants. La société a précisé que l'âge mentionné dans les annonces se référait à la tranche d'âge du jouet visé, tandis que les prix particulièrement élevés s'expliquaient soit par la valeur de collection de certains objets, soit par des publications provocatrices ou des stratégies de négociation.

La plateforme a souligné appliquer une politique de tolérance zéro envers tout contenu inapproprié et intervenir à chaque fois qu'une annonce suspecte est repérée, afin de pouvoir collaborer avec les forces de l'ordre lorsque cela s'avère nécessaire.

Source : Phileleftheros

Source: Philenews