Vinted nie avoir de preuves fiables liant des annonces à la traite d'enfants
La police française a ouvert une enquête sur des annonces publiées sur la plateforme lituanienne Vinted, potentiellement liées à la traite d'enfants. L'entreprise et un vérificateur indépendant affirment ne pas disposer de preuves fiables.

Vinted nie avoir de preuves fiables liant des annonces à la traite d'enfants
La police française a ouvert une enquête concernant des annonces publiées sur la plateforme de commerce électronique Vinted, soupçonnées d'être liées à la traite d'enfants, rapportent les médias occidentaux. Vinted, entreprise lituanienne et première "licorne" de ce pays, affirme ne pas détenir de preuves fiables à ce sujet.
L'entreprise a indiqué à BNS qu'un vérificateur de faits indépendant autrichien, "Mimikama", était parvenu à la même conclusion. Selon cet organisme, il n'existe pas de preuves fondées permettant d'établir un lien entre les annonces et la traite d'enfants.
"L'affirmation selon laquelle des enfants sont vendus sur la plateforme Vinted n'est pas étayée par les captures d'écran circulant sur Internet. Cela peut signifier du trolling, des publicités douteuses, des catégories mal choisies, des provocations ou un abus de la plateforme. Cependant, ce n'est pas une preuve de traite d'enfants", peut-on lire sur le site de Mimikama.
Selon Vinted, certaines de ces annonces sont délibérément créées pour susciter des soupçons de traite d'enfants. L'entreprise déclare les retirer immédiatement et prendre des mesures contre les comptes associés, y compris leur blocage. Elle affirme collaborer avec les institutions compétentes qui mènent leur propre enquête.
"Nous prenons cette question très au sérieux et encourageons tous ceux qui remarquent une annonce suspecte à nous en informer afin que nous puissions l'examiner et agir. Nous ne tolérons aucune activité illégale sur notre plateforme", a ajouté Vinted.
Le portail "15min", citant le site "Mundoamerica", a rapporté vendredi que des dizaines de captures d'écran et de vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant des annonces Vinted et suspectant qu'elles pourraient servir à masquer la traite d'enfants.
S'appuyant sur le portail français "Europe1", "15min" a également indiqué que la police française avait ouvert une enquête sur ces annonces. Les autorités ont immédiatement signalé ces publications à PHAROS, le centre national de signalement des contenus illicites sur Internet, qui examine l'origine et la finalité de ces annonces.
Source : LRT.lt
Source: LRT