Rhône : quinze ans de réclusion pour un ex-garde du corps auteur de viols par soumission chimique

Un ancien agent de sécurité de 39 ans a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle par la cour criminelle du Rhône pour avoir drogué puis agressé sexuellement sa compagne, des faits qu'il avait filmés.

Rhône : quinze ans de réclusion pour un ex-garde du corps auteur de viols par soumission chimique

Rhône : quinze ans de réclusion pour un ex-garde du corps auteur de viols par soumission chimique

La cour criminelle du Rhône a infligé vendredi 12 juin une peine de quinze ans de réclusion criminelle à un ancien agent de protection de 39 ans. Cette condamnation dépasse de trois années la réquisition du ministère public, qui avait sollicité douze ans d'emprisonnement assortis d'une décennie de suivi sociojudiciaire et d'une privation des droits civiques.

L'homme était jugé pour avoir drogué sa compagne, une commerçante de 40 ans, avant de commettre à son encontre des agressions sexuelles répétées entre 2015 et son arrestation en 2023. Il avait enregistré ses agissements sur vidéo et diffusé des clichés dérobés de la victime nue.

Les séquences projetées lors des débats montraient l'accusé se livrant à des attouchements et des pénétrations sur sa conjointe, mère de son enfant, alors qu'elle gisait sans conscience. Des propos humiliants accompagnaient ces scènes. L'avocat général avait qualifié le prévenu de « prédateur sexuel » au « comportement machiavélique », décrivant une glissement d'une « sexualité fantasmée à une sexualité consommée ».

L'avocate de la victime, Julia Studient, avait dénoncé le traitement infligé à sa cliente : « déshumanisée », « traitée comme un objet », « comme un jouet ». De son côté, le conseil de la défense, Gabriel Versini-Bullara, avait plaidé une peine « en deçà des douze ans » requis, arguant que son client « mérite une nouvelle chance, tout le monde le mérite ».

L'affaire révèle également des échanges en ligne entre le condamné et Dominique Pelicot, lui-même jugé pour des faits similaires d'agressions chimiques sur son épouse. Dans cette correspondance, Pelicot se positionnait en « gourou averti », prodiguant des conseils à son interlocuteur. Celui-ci lui avait répondu : « Je vous suis à la lettre. » Il était même allé jusqu'à proposer à Pelicot de se rendre à Lyon pour agresser personnellement sa compagne.

Source : franceinfo

Source: France Info