Violences sexuelles sur mineurs : 70 000 dossiers réexaminés, 15 000 plaintes supplémentaires découvertes

À la suite de l'affaire Lyhanna, les tribunaux ont réévalué près de 70 000 plaintes pour violences sur mineurs. Cet audit a permis de mettre au jour 15 000 signalements supplémentaires. Le ministre de la Justice annonce que 675 individus ont été écroués depuis début juin.

Violences sexuelles sur mineurs : 70 000 dossiers réexaminés, 15 000 plaintes supplémentaires découvertes

Violences sexuelles sur mineurs : 70 000 dossiers réexaminés, 15 000 plaintes supplémentaires découvertes

Les juridictions françaises devaient achever d'ici au 14 juillet un examen approfondi de près de 70 000 plaintes relatives à des agressions commises contre des mineurs. Cette vaste opération, déclenchée après les défaillances mises en lumière par l'affaire Lyhanna, a abouti à la découverte de 15 000 signalements additionnels jusque-là non traités. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a également indiqué que 675 personnes avaient été placées en détention depuis le début du mois de juin.

Ces révélations ont été communiquées dans le cadre d'un bilan présenté par le garde des Sceaux. Selon ses déclarations à l'Assemblée nationale, 69 626 procédures pénales, tant criminelles que délictuelles, ont été intégralement revues par les parquets. En outre, 15 000 nouvelles plaintes ont émergé des services d'enquête ou de dépôts directs de victimes.

Parmi l'ensemble des affaires passées au crible, 970 ont été classées comme prioritaires. Ces dossiers sensibles ont conduit à l'emprisonnement de 675 suspects. Le magistrat du parquet d'Alès, Abdelkrim Grini, illustre la situation : il a dû traiter 200 dossiers en l'espace de six semaines, certains datant de 2023 ou 2024, qui étaient restés en suspens faute de moyens ou de prise de conscience de leur gravité.

L'une de ces affaires relancées concerne un homme accusé d'avoir abusé sexuellement de deux de ses neveux, alors âgés de 5 et 7 ans. La procédure piétinait depuis trois ans. Grâce à cette mobilisation, l'auteur présumé a été interpellé et écroué en moins d'une semaine après une relance judiciaire.

Me Marine Allali, avocate de victimes, confirme l'efficacité de cette initiative dans l'une de ses procédures : une mise en garde à vue suivie d'une incarcération provisoire ont été ordonnées en quelques jours pour un suspect de viols sur mineurs.

Source : franceinfo

Source: France Info