Cousins reconnus coupables d'avoir tiré sur leur propre cousine à Baie-Mahault
Un tribunal de Basse-Terre a infligé une lourde peine au tireur et une peine plus légère à son complice pour une agression armée survenue en septembre 2024 au sein d'une même famille.

Cousins reconnus coupables d'avoir tiré sur leur propre cousine à Baie-Mahault
Un jury correctionnel siégeant à Basse-Terre a statué le 17 juin sur une affaire de violence intra-familiale. L'auteur présumé des coups de feu a écopé d'une condamnation à quinze ans d'incarcération, assortie d'une mesure de sûreté d'une décennie. Son complice a vu le tribunal lui infliger une peine de trois ans de détention.
Le drame s'était produit fin septembre de l'année précédente dans la commune de Baie-Mahault. La jeune femme visée, membre de la même famille que ses agresseurs, avait été forcée de se réfugier dans les toilettes de l'habitation. Là, elle avait subi plusieurs détonations. Deux projectiles l'avaient atteinte ; l'un d'eux n'avait été extrait de sa poitrine que six mois plus tard.
Au cours des débats, le représentant du parquet avait demandé des sanctions légèrement supérieures : une quinzaine d'années pour celui qui avait actionné le pistolet, et cinq années pour celui qui l'avait secondé. Le magistrat avait insisté sur la différence de rôle entre l'individu ayant saisi l'arme pour viser sa parente et celui qui avait participé à la traque puis facilité la fuite.
L'accusation avait par ailleurs mis en exergue le passif judiciaire du tireur, impliqué dans quatre hold-ups — deux antérieurs et deux postérieurs aux événements de Baie-Mahault. La plaignante, défendue par le cabinet de Me Gabriel Danchet-Gordien, souffre aujourd'hui d'une anxiété permanente et fait l'objet d'une prise en charge psychiatrique lourde.
Les conseils des prévenus avançaient des arguments atténuants. L'un d'eux soutenait que son client avait agi sous le coup d'une rage soudaine, après avoir assisté à une agression contre sa génitrice. L'autre plaidait l'innocence partielle de son mandant, arguant qu'il n'avait pas directement pris part aux violences. Cette dernière thèse avait été rejetée par l'accusation, qui rappelait que le second accusé avait escorté le premier durant toute l'opération.
Source : RCI Guadeloupe
Source: Google News GP — Crime