Bar Le Punto Latino au Gosier fermé six mois après fusillade et récidive
Le préfet de Guadeloupe a ordonné la fermeture administrative du bar Le Punto Latino au Gosier pour six mois, suite à une fusillade en avril et des manquements répétés.

Fermeture administrative de six mois pour le bar Le Punto Latino au Gosier
Le sous-préfet de Pointe-à-Pitre a ordonné, par arrêté du 25 juin 2026, la fermeture administrative pour six mois de l'établissement Le Punto Latino, situé à Grand Baie sur la commune du Gosier. Selon guadeloupe.franceantilles.fr, la mesure fait suite à une fusillade survenue dans la nuit du 19 avril 2026 impliquant des clients du bar, ainsi qu'à des manquements répétés à la réglementation sur les débits de boissons.
Une fusillade à 4h30 du matin
Les faits remontent au 19 avril 2026. À 4h30, les policiers sont intervenus à proximité du pont de Poucet, au Gosier, pour un individu blessé par arme à feu à l'intérieur d'un véhicule immobilisé sur la voie publique. L'homme présentait une blessure par balle à l'avant-bras droit et plusieurs plaies ouvertes au bras gauche. Transporté au CHU, il a survécu à ses blessures.
Un passager du véhicule, entendu comme témoin, a indiqué aux enquêteurs que lui-même, la victime et un troisième individu se trouvaient parmi les clients du Punto Latino au moment de l'altercation à l'origine des violences.
Horaires non respectés et récidive
L'enquête a établi que l'établissement accueillait du public au-delà des horaires autorisés par l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 régissant les débits de boissons en Guadeloupe. Ce manquement n'est pas isolé : le 1er juillet 2024, Le Punto Latino avait déjà été frappé d'une fermeture administrative de trois mois pour des motifs similaires. L'arrêté préfectoral souligne que « ces faits graves caractérisent des manquements répétés ».
L'exploitant reconnaît les faits
Convoqué le 22 juin 2026 par les représentants du préfet, l'exploitant Jean-Marie Printemps a reconnu que son établissement recevait du public au-delà des horaires réglementaires. Ses observations n'ont pas permis de contester la matérialité des faits ni de remettre en cause la nécessité de la mesure. L'arrêté de fermeture, notifié en main propre le 26 mai 2026, est exécutoire. L'établissement devra demeurer fermé jusqu'au 26 décembre 2026.
L'arrêté précise que toute violation de cette mesure expose l'exploitant aux sanctions prévues par l'article L. 3352-6 du Code de la santé publique : deux mois d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende. Un avis de fermeture devra être apposé sur la devanture durant toute la durée de la mesure.
Source: Google News GP — Crime