Luxembourg : un adolescent de 19 ans jugé pour avoir poignardé un agent de sécurité

Un jeune homme de 19 ans comparaît devant le tribunal criminel luxembourgeois pour tentative d'homicide et braquages. Il a blessé grièvement un vigile lors d'un vol dans un commerce.

Luxembourg : un adolescent de 19 ans jugé pour avoir poignardé un agent de sécurité

Luxembourg : un adolescent de 19 ans jugé pour avoir poignardé un agent de sécurité

Un jeune homme de 19 ans, prénommé Bongani, a été présenté devant la 9e chambre criminelle de Luxembourg. Il est poursuivi pour tentative d'homicide, coups et blessures volontaires, ainsi que pour des vols qualifiés. Les faits se sont déroulés en mai 2024 et en mars 2025, rapporte le journal Le Quotidien.

La première affaire remonte au 4 mai 2024. Vers dix heures du matin, l'individu, le visage dissimulé et circulant à bicyclette, a fait irruption dans une station-service située route de Longwy. Armé d'un couteau, il a intimidé une employée et emporté 350 euros. La caissière a d'abord pensé qu'il s'agissait d'une farce avant de réaliser le danger.

Le second épisode, plus grave, s'est produit le 4 mars 2025 dans un commerce d'électroménager du quartier de la Gare. Jawad, agent de sécurité depuis neuf ans dans cet établissement, a été prévenu par un vendeur d'un client suspect. Lorsque celui-ci a franchi le portique antivol, une alarme a retenti. Les caméras de surveillance montrent le vigile tentant de récupérer les sacs. Le client a alors asséné un coup de lame dans l'abdomen de Jawad, atteignant son aorte abdominale droite.

La victime a été transportée dans un état critique à l'hôpital. Les secours et une opération chirurgicale d'urgence lui ont permis de survivre. Un expert médico-légal a indiqué que la plaie aurait pu être fatale. Une hémorragie interne a nécessité l'extraction d'1,7 litre de sang. Jawad n'a pas encore repris son emploi et estime ne plus pouvoir travailler dans la sécurité.

Les enquêteurs ont interpellé Bongani. Il était déjà connu pour un braquage similaire commis en 2022. Adopté par une famille travaillant dans le secteur médical, il s'est éloigné de ses proches à l'adolescence. Un trouble grave de la personnalité lui a été diagnostiqué. Il a déclaré s'être inspiré d'une émission de télévision et avoir utilisé un outil d'intelligence artificielle pour obtenir des informations sur les braquages. Il aurait ingéré des médicaments pour surmonter sa peur.

Le ministère public a requis douze ans d'emprisonnement, une partie étant assortie d'un sursis. Les charges retenues comprennent la tentative de meurtre, les violences aggravées par l'usage d'une arme et la violation de domicile. Les psychiatres ont souligné une altération du discernement et un risque important de récidive. Le jeune âge de l'accusé constitue son seul élément atténuant.

Source: Le Quotidien