Identification d'une victime du 11-Septembre par généalogie génétique, une première
Une victime des attentats du 11-Septembre a été identifiée pour la première fois via la généalogie génétique médico-légale. Plus de 1 000 personnes restent non identifiées.
Une nouvelle victime du World Trade Center identifiée grâce à l'ADN généalogique
La mairie de New York a annoncé lundi 24 août l'identification d'une victime des attentats du 11-Septembre grâce à la généalogie génétique médico-légale, une technique employée pour la première fois dans ce cadre, rapporte France 24 - France. La famille de la victime, une femme adulte, a choisi de ne pas révéler son identité publiquement.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, et le bureau du médecin légiste en chef (OCME) ont conjointement annoncé cette identification, réalisée en collaboration avec le département de police de la ville (NYPD). Il s'agit de la 1 654e personne formellement identifiée depuis les attaques, la précédente identification remontant à août 2025.
Une méthode qui croise ADN et recherche généalogique
La généalogie génétique médico-légale combine l'analyse d'ADN avec des techniques d'enquête généalogique. Concrètement, la Fondation pour la conservation des restes humains (FIGG) confronte les profils génétiques des victimes aux bases de données de sociétés privées proposant des tests d'ascendance à des particuliers. Les pistes d'identification obtenues sont ensuite confirmées par l'OCME via l'ADN ou d'autres méthodes médico-légales.
Cette technologie n'était pas disponible lors des attaques de 2001. Elle a depuis permis à des services de police d'élucider des affaires criminelles non résolues depuis de nombreuses années.
« C'est une avancée majeure », a déclaré le Dr Jason Graham, médecin légiste en chef de la ville de New York, à ABC News. « Pour la première fois en 25 ans, nous avons procédé à une nouvelle identification grâce à des méthodes novatrices d'investigation génétique médico-légale. »
Quelque 1 099 victimes toujours non identifiées
Vingt-cinq ans après les attaques, environ 1 099 victimes — soit 40 % des près de 3 000 personnes tuées — demeurent non identifiées. Les avions détournés avaient frappé le World Trade Center à New York, le Pentagone à Arlington (Virginie) et un champ près de Shanksville (Pennsylvanie).
Jennifer Odien, anthropologue médico-légale à l'OCME, a précisé à ABC News que les efforts se concentrent désormais sur les profils ADN ne correspondant à aucun échantillon de référence connu. « Toutes les affaires ne pourront pas être résolues par généalogie génétique, mais nous constatons déjà des résultats prometteurs, et nous espérons obtenir davantage de résultats positifs », a-t-elle indiqué.
Le maire Mamdani a quant à lui déclaré : « L'identification de cette victime est un exemple éloquent de ce qu'il est possible d'accomplir lorsque nous conjuguons les technologies de pointe à un engagement indéfectible envers les victimes. Nous poursuivrons nos efforts jusqu'à ce que toutes les réponses soient trouvées. »
Les restes conservés sous le mémorial
Depuis 2014, les restes non identifiés sont entreposés dans un dépôt situé à 21 mètres sous terre, à l'intérieur de la structure du musée mémorial du 11-Septembre. Ce dépôt n'est accessible qu'au personnel de l'OCME. Une salle de recueillement, réservée aux familles des victimes, se trouve à proximité immédiate.
La mairie de New York a réaffirmé dans son communiqué que « l'administration poursuivra ce travail dans les mois et les années à venir, en utilisant tous les outils scientifiques disponibles pour identifier les victimes et apporter des réponses aux familles qui attendent ».
Source: France 24 - France