Famille séquestrée à Vendin-le-Vieil pour 40 000 € en cryptomonnaie

Un entrepreneur en cryptomonnaie, sa femme et leurs deux enfants ont été séquestrés à domicile dans le Pas-de-Calais. Les ravisseurs ont extorqué environ 40 000 euros en monnaie numérique.

Famille séquestrée à Vendin-le-Vieil pour 40 000 € en cryptomonnaie

Séquestration nocturne dans le Pas-de-Calais : un entrepreneur contraint de virer 40 000 euros en cryptomonnaie

Quatre individus encagoulés et gantés ont fait irruption dans une maison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) vers 4 heures du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, selon lefigaro.fr, qui confirme les informations de La Voix du Nord. La cible : un entrepreneur actif dans le secteur des cryptomonnaies.

Armés d'un couteau et d'une barre de fer, les agresseurs ont forcé la porte d'entrée avant de séquestrer l'homme, sa femme et leurs deux enfants, âgés de 8 et 12 ans, pendant près de deux heures. D'après une source proche du dossier citée par lefigaro.fr, la femme et les enfants ont été conduits dans une chambre, sous la surveillance d'un des malfaiteurs. Le père, isolé dans une autre pièce, a reçu «quelques coups» et a été menacé de violences s'il ne communiquait pas les codes d'accès à ses comptes.

La victime a finalement cédé et effectué un virement. «Quelque chose comme 40 000 euros», précise la même source. Les individus ont pris la fuite peu après 5h30. L'entrepreneur est parvenu à se défaire de ses liens, à libérer sa famille et à alerter les secours. Les pompiers ont pris en charge la famille, en état de choc, vers 7 heures du matin. Un examen par un médecin légiste est prévu.

Selon les informations du Parisien, les quatre ravisseurs auraient été «en communication constante par téléphone» avec une tierce personne tout au long de la séquestration. Ils se seraient exprimés «dans une langue arabe afin de ne pas se faire comprendre» par les victimes. Le procureur de la République de Béthune n'avait pas répondu aux sollicitations du Figaro au moment de la publication.

L'enquête a été ouverte pour séquestration et extorsion en bande organisée. Elle a été confiée aux services interdépartementaux de la police judiciaire du Pas-de-Calais et du Nord, ainsi qu'à l'Office français anti-cybercriminalité (OFAC). L'antenne locale de l'association France Victimes a été sollicitée pour accompagner la famille.

Ce fait s'inscrit dans une tendance préoccupante. Fin juin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé des mesures pour renforcer la sécurité des acteurs du secteur, particulièrement visés par les réseaux criminels : 77 faits avaient déjà été recensés sur les six premiers mois de l'année, en forte hausse par rapport à 2025. Entre juillet 2023 et fin mars 2026, les services de police et de gendarmerie avaient dénombré 131 «cryptorapts» sur le territoire national. En 2025, 67 faits avaient été enregistrés, contre 18 l'année précédente. Depuis le 1er janvier, plus d'une soixantaine de cas ont été comptabilisés.

«C'est une criminalité émergente, qui monte en puissance de manière inquiétante», avait déclaré le 6 avril la procureure du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), Vanessa Perrée, dans les colonnes du Figaro. Elle avait ajouté : «Ce qui est frappant, c'est qu'il s'agit d'un phénomène plutôt franco-français : il n'est pas observé dans les mêmes proportions en Belgique, en Allemagne ou en Italie, selon nos partenaires et les enquêteurs, sans que l'on en comprenne encore précisément les raisons.»

Source: Google News LU FR

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