Foix : récidiviste condamné à deux ans de prison six semaines après sa libération

Un homme de 33 ans a été condamné à deux ans ferme à Foix après un refus d'obtempérer au volant, sans permis, sous alcool et stupéfiants.

Foix : récidiviste condamné à deux ans de prison six semaines après sa libération

« Je suis mieux en prison » : deux ans ferme pour un récidiviste de Foix

Selon Google News FR — Crime (fr), Steven (*), 33 ans, originaire de Villeneuve-sur-Lot, sans domicile fixe et sans emploi, a comparu le 18 août devant le tribunal correctionnel de Foix pour refus d'obtempérer, conduite sous l'emprise de stupéfiants et conduite en état alcoolique. À peine un mois et demi après sa sortie de détention, il repartait directement derrière les barreaux.

Son casier judiciaire comptait déjà treize condamnations, dont quatre pour refus d'obtempérer, avant même cette nouvelle comparution.

Les faits du 21 juillet sur la RN 20

Le 21 juillet 2026, Steven prend le volant de la voiture de son père sur la RN 20, à hauteur de Pamiers, en direction de Toulouse. Une patrouille de police remarque sa conduite erratique et tente de l'intercepter. Le conducteur accélère. Ce n'est que deux kilomètres plus loin que les policiers parviennent finalement à l'arrêter.

À sa sortie du véhicule, Steven « sent l'alcool, a les yeux vitreux ». Les analyses révèlent un taux de 0,43 gramme d'alcool par litre de sang et un résultat positif au THC. Il ne possède plus de permis de conduire depuis 2017.

« Je ne les ai pas vus »

Devant la présidente du tribunal, Steven conteste avoir volontairement fui les forces de l'ordre. « Je ne les ai pas vus. Et quand je les ai vus, je me suis arrêté tout de suite », déclare-t-il. Il réfute également l'usage de stupéfiants : « J'ai arrêté l'héroïne, ce n'est pas pour prendre du cannabis. »

Pour justifier sa présence au volant, il explique avoir bu trois verres de vodka en début d'après-midi avant de prendre la route, affirmant ne pas pouvoir emprunter le train en raison, selon ses propres termes, « d'individus peu recommandables à la gare ».

La présidente oppose à cette version les éléments du dossier : « L'individu circulait vitre ouverte et entendait les injonctions verbales des policiers. »

Expertise psychologique absente du dossier

Lors de sa garde à vue, Steven se serait cogné la tête contre un mur et contre un banc. Une expertise psychologique a été ordonnée, mais ses conclusions n'avaient pas encore été versées au dossier au moment de l'audience. Son avocat, Maître Anthony Lesprit, a demandé le renvoi de l'affaire pour ce motif. La présidente a décidé de passer outre.

Me Lesprit a regretté l'absence de cette pièce : « J'aurais aimé savoir si les faits reprochés à mon client étaient en lien avec ses addictions. » Il a plaidé pour une peine permettant à son client de suivre des soins et de « s'ancrer durablement dans la société », soulignant sa détresse sociale et psychologique.

« Le prévenu est un danger pour la société »

La procureure de la République a adopté une position inverse. « Le prévenu est un danger pour la société », a-t-elle affirmé. Steven lui-même, à la barre, n'a guère cherché à tempérer l'audience : « Quand je vais sortir, je vais retomber dans l'héroïne », lâche-t-il. La présidente lui rétorque : « On n'est pas obligé de tomber dans le drame. »

Sorti de détention le 10 juin 2026, il n'avait donc pas attendu deux mois avant de se retrouver à nouveau mis en cause.

Vingt mois pour la conduite, quatre pour le refus d'obtempérer

Le tribunal a condamné Steven à 20 mois d'emprisonnement ferme pour conduite d'un véhicule sous l'influence de stupéfiants et en état alcoolique, et à 4 mois d'emprisonnement ferme pour refus d'obtempérer, soit un total de deux ans ferme. Il a été reconduit directement en détention à l'issue de l'audience.

Avant de quitter la salle, il avait résumé sa situation en quelques mots, prononcés à la barre : « Je n'ai pas le cerveau pour travailler. Tout au long de ma vie, je n'ai fait que de la prison. Je ne veux d'aide de personne. Je suis mieux en prison. »

() Le prénom a été modifié.*

Source: Google News FR — Crime (fr)

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