Féminicide de Sonia Bellina : l'UNFF dénonce l'indifférence et la haine en ligne

Le corps calciné de l'influenceuse gardoise de 29 ans a été retrouvé le 12 août à Saint-Gilles. La présidente de l'UNFF réclame protection et levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux.

Féminicide de Sonia Bellina : l'UNFF dénonce l'indifférence et la haine en ligne

Mort de Sonia Bellina : la présidente de l'UNFF interpelle le gouvernement sur les féminicides

Le corps en partie calciné de Sonia Bellina, influenceuse gardoise de 29 ans, a été découvert le mercredi 12 août entre des rangs de vigne à Saint-Gilles, dans le Gard. Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue ; l'un a été relâché le jeudi suivant, tandis que la garde à vue du second a été prolongée.

Selon France Info, Sandrine Bouchait, cofondatrice et présidente de l'Union nationale des familles de féminicide (UNFF), a réagi vendredi 21 août sur ICI Gard Lozère. « Les femmes continuent de mourir dans l'indifférence la plus totale et malheureusement, rien n'est fait pour les protéger », a-t-elle déclaré.

Des chiffres qui « continuent d'augmenter »

Bouchait souligne que les statistiques sur les féminicides ne sont pas en baisse. « C'est malheureusement encore une triste nouvelle », a-t-elle affirmé, ajoutant que les chiffres « continuent d'augmenter ». Le mode opératoire — un corps calciné — a une résonance particulière pour la présidente de l'UNFF : sa propre sœur a été tuée de la même façon. « C'est vrai que moi, ça m'a particulièrement touchée », a-t-elle confié.

Bouchait dit penser aux proches de Sonia Bellina, car elle connaît, selon ses mots, « le très dur parcours qu'ils vont devoir traverser », faute d'accompagnement institutionnel pour les victimes.

Environ 150 personnes touchées par chaque féminicide

L'UNFF a pour objectif central d'« éviter cette solitude suite à un féminicide ». La présidente précise qu'« un féminicide impacte environ 150 personnes » : famille, amis, collègues, connaissances et voisins.

Elle dénonce également les obstacles judiciaires auxquels se heurtent les proches. « Beaucoup de familles se retrouvent dans une très grande détresse à devoir payer des frais d'avocats qu'elles n'avaient pas prévus », a-t-elle indiqué, évoquant une « maltraitance institutionnelle ». Bouchait rappelle que la famille de Sonia Bellina est éligible à l'aide juridictionnelle : « J'espère qu'elle n'aura pas à se ruiner en frais d'avocat, puisqu'elle y a droit. »

Vagues de haine en ligne : Bouchait réclame des poursuites

Après la mort de l'influenceuse, de nombreux messages de haine ont été publiés sur les réseaux sociaux à son encontre. La présidente de l'UNFF appelle la famille à ne pas les consulter et exige des poursuites contre leurs auteurs. « C'est une famille qui est en deuil et ils n'ont pas besoin de recevoir toutes ces vagues de haine sur les réseaux sociaux », s'est-elle indignée.

Bouchait a également interpellé le gouvernement sur la question de l'anonymat en ligne. « Ça suffit qu'on ne sache plus qui est derrière chaque compte. Il faut vraiment lever cet anonymat des réseaux sociaux », a-t-elle exigé.

Source: France Info

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