Fugitif de Tarbes condamné à 8 mois ferme après son évasion du tribunal en mars

Un militaire de 33 ans avait sauté du box et fracassé une porte du tribunal de Tarbes en mars. Il a été condamné mardi à huit mois de prison ferme supplémentaires.

Fugitif de Tarbes condamné à 8 mois ferme après son évasion du tribunal en mars

Huit mois ferme pour le militaire évadé du tribunal de Tarbes

Selon Google News FR — Crime (fr), un militaire parachutiste de 33 ans a été condamné mardi 25 août à huit mois de prison ferme par le tribunal judiciaire de Tarbes, cinq mois après s'être évadé de cette même salle d'audience. Il devra également rembourser 10 200 euros à l'agent judiciaire de l'État pour les dégradations commises lors de sa fuite.

Le 23 mars, l'homme venait d'être condamné à seize mois de prison ferme pour violences conjugales. Au moment où les policiers s'apprêtaient à le prendre en charge, il escalade le box du côté non vitré, file dans les couloirs du palais de justice, dévale les escaliers et percute une porte vitrée fermée. La porte cède. Il emprunte la rue Maréchal-Foch et disparaît dans le centre-ville de Tarbes. Il était 19 heures. Un policier est blessé dans l'incident.

La traque dure près de trois semaines. Les enquêteurs exploitent la téléphonie et les relevés bancaires pour tenter de retrouver sa trace. L'homme n'est plus dans les Hautes-Pyrénées : il a rejoint la Bretagne, où il possède des attaches familiales.

L'inquiétude grandit alors autour de son ancienne compagne et de leurs enfants. Me Stéphanie Balespouey, avocate représentant les enfants, avait lancé l'alerte dès l'audience de mars. Après la fuite, elle avait déclaré : "Je suis inquiète, il y a danger", redoutant les conséquences de cette disparition.

Le 12 avril, la cavale prend fin à Saint-Malo. Le peloton de surveillance et d'intervention le géolocalise et procède à son interpellation. L'homme tente encore une fois de prendre la fuite au volant d'un véhicule récupéré chez sa belle-famille, mais il est arrêté.

Mardi 25 août, il comparaît à nouveau devant les juges, cette fois dans un box entièrement vitré et sous escorte, après plusieurs mois de détention. Le contraste avec l'audience de mars est frappant : là où il s'était montré nonchalant et provocant avant de prendre la fuite, il se présente cette fois dans le calme, avec des excuses.

Interrogé sur les raisons de sa fuite, il explique avoir "perdu pied" à l'annonce de la décision. La peur de ne plus revoir son fils l'aurait conduit à agir de manière "impulsive". "En 4 mois j'ai eu le temps de réfléchir", déclare-t-il. Un psychiatre, consulté dans le cadre de la procédure, a conclu à une altération du discernement au moment des faits, le militaire souffrant d'un stress post-traumatique.

Le ministère public avait requis une peine mixte de six mois d'emprisonnement, dont une partie assortie d'un sursis probatoire. Le tribunal a prononcé une peine plus lourde : huit mois de prison ferme. Le militaire, dont le contrat court normalement jusqu'en 2031, est par ailleurs dans l'attente de décisions disciplinaires de son institution. Son avocat, Me Nicolas Vignes, avait assuré sa défense.

À l'annonce du délibéré, l'homme ne bouge pas. Il est raccompagné dans le calme en direction des geôles.

Source: Google News FR — Crime (fr)

Read this article in English