Mondial 2022 : le PNF réclame le procès de quatre personnes dont Temarii et Bin Hammam

Le parquet national financier demande le renvoi en procès de quatre personnes dans l'enquête sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Mondial 2022 : le PNF réclame le procès de quatre personnes dont Temarii et Bin Hammam

Qatargate : quatre renvois en procès réclamés pour le volet polynésien

Le parquet national financier (PNF) a requis fin août le renvoi en procès de quatre personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attribution du Mondial 2022 de football au Qatar, a annoncé mercredi 2 septembre l'autorité judiciaire, sollicitée par l'AFP. Selon franceinfo - Justice, la demande concerne le « volet polynésien » du dossier, dit « Qatargate », et vise notamment l'ex-responsable tahitien de la Fifa Reynald Temarii ainsi que le milliardaire qatari Mohamed Bin Hammam.

Le PNF a déposé sa demande de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris, une information d'abord révélée par Le Monde. L'information judiciaire dans ce pan de l'affaire a été ouverte à Paris en 2019. Il revient désormais aux juges d'instruction de décider d'un éventuel renvoi en procès.

Temarii visé pour corruption passive

Reynald Temarii, ancien président de la Confédération océanienne de football (OFC) et ex-vice-président tahitien de la Fédération internationale de football (FIFA), est requis pour « corruption privée passive ». Lors de sa mise en examen en mai 2023, il avait affirmé qu'il n'y avait « jamais eu de corruption » et s'était dit « extrêmement serein ». En octobre 2022, il avait par ailleurs déclaré à l'AFP avoir lui-même été « victime d'escroquerie » dans ce dossier.

La justice française soupçonne que Mohamed Bin Hammam aurait financé les frais de défense de Temarii, alors suspendu pour infraction au code d'éthique de la Fifa. En faisant appel de cette suspension, Temarii aurait empêché la présence d'un remplaçant lors du scrutin d'attribution, un votant qui aurait en principe accordé sa voix à l'Australie puis, en cas d'échec, aux États-Unis — principaux rivaux du Qatar lors de ce vote.

Bin Hammam sous mandat d'arrêt international

Mohamed Bin Hammam, dit « MBH », ancien vice-président de la FIFA et ex-patron de la Confédération asiatique de football (AFC), est requis pour « corruption privée active ». L'homme d'affaires qatari est visé depuis juin 2023 par un mandat d'arrêt international. Il a également été banni à vie des instances du football à la suite d'accusations de corruption et de conflits d'intérêts.

Deux autres mis en cause pour escroquerie

Le consultant Jean-Charles Brisard et son ex-épouse Géraldine Lesieur, ancienne avocate de Temarii, sont également concernés par la demande de renvoi. Le PNF requiert qu'ils comparaissent pour « escroquerie et recel de corruption ».

La décision finale appartient aux juges d'instruction, qui doivent se prononcer sur un éventuel renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Source: franceinfo - Justice

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