Mort d'Ismaël dans un ascenseur à Argenteuil : délibéré attendu huit ans après
Le tribunal de Pontoise rend son délibéré mercredi dans l'affaire de la mort d'Ismaël, 4 ans, écrasé par un ascenseur défectueux à Argenteuil en 2018.

Ascenseur meurtrier à Argenteuil : huit ans d'attente avant le jugement
Le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d'Oise) rend son délibéré ce mercredi 2 septembre dans l'affaire de la mort d'Ismaël, 4 ans, tué le 8 juin 2018 par un ascenseur défectueux dans un centre commercial d'Argenteuil. Selon France Info, ce jugement clôt une procédure judiciaire de huit ans pour la famille de l'enfant.
Chahra-Zad Bennabti, la mère d'Ismaël, a exprimé sa douleur à l'issue des audiences. « Je suis la maman d'un enfant qui est décédé sous mes yeux, sous les yeux de son frère, de ses cousins », a-t-elle déclaré. « Attendre huit ans, c'est nous laisser huit ans dans la souffrance, sans avoir de réponse et de personnes en face, qui sont quand même responsables, pointées du doigt dans l'expertise et toujours pas condamnées », a-t-elle ajouté.
Les faits : une chute d'ascenseur fatale
Le 8 juin 2018, alors qu'une partie de la famille sortait de l'ascenseur du centre commercial, l'appareil a chuté brusquement. Ismaël s'est retrouvé coincé entre le palier et la cabine. Malgré l'intervention rapide des secours, l'enfant est mort par asphyxie.
Les expertises ont mis en cause une réparation mal réalisée en 2015. Le technicien de maintenance a plaidé l'erreur humaine. L'assembleur et l'entreprise chargée de la réparation se sont renvoyé la responsabilité tout au long de la procédure.
Les arguments de la défense
La société TK Elevator, l'un des acteurs impliqués, a réclamé sa relaxe. Son avocate, Me Marie Guimard, a soutenu que « l'ascenseur était parfaitement aux normes » et que « l'accident est dû à la rupture d'une pièce défectueuse qui était fabriquée par une autre entreprise spécialisée, qui n'était pas TK Elevator ». Elle a précisé que « la fragilité de cette pièce était indécelable pour TK Elevator ».
Les réquisitions du parquet
Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis à l'encontre de l'employé mis en cause, une amende de 80 000 euros pour son employeur, et 150 000 euros à la charge de l'assembleur. Le tribunal devait rendre sa décision dans la journée de ce mercredi.
Source: France Info