Rodéo urbain illégal dans le Pas-de-Calais : 400 voitures, 2 000 personnes, deux enquêtes ouvertes
Plus de 400 véhicules et 2 000 personnes ont participé à un rassemblement sauvage interdit entre Bully-les-Mines et Liévin. Deux enquêtes judiciaires sont ouvertes ; les organisateurs risquent deux ans de prison.

Rassemblement sauvage de voitures dans le Pas-de-Calais : deux parquets enquêtent après un rodéo géant
Plus de 400 véhicules ont convergé dans la nuit du 29 au 30 août entre Bully-les-Mines et Liévin, dans le Pas-de-Calais, pour un rassemblement de tuning interdit par arrêté préfectoral. Selon France Info, environ 2 000 personnes étaient présentes, dont des familles avec enfants. Certains véhicules portaient des plaques d'immatriculation belges.
Sur le circuit improvisé, les voitures effectuaient des tours à moins d'un mètre de la foule massée en bordure de piste. Des images du rassemblement montrent un participant sauter par-dessus un véhicule qui le frôle. Le rodéo a duré plus d'une heure trente avant que les participants ne quittent les lieux.
Le maire de Liévin dénonce une mise en danger grave
Alerté en urgence dans la nuit, Dany Paiva, maire RN de Liévin, n'a pas caché sa colère. « On peut arriver dans une situation où le véhicule perd le contrôle et fonce sur la foule. En plus de la nuisance sonore, il y a évidemment la mise en danger qui est terrible. La vie, ce n'est pas Fast and Furious. Et là, on a l'impression de voir un film Fast and Furious », a-t-il déclaré. Un riverain interrogé sur place a lui aussi regretté les conditions du rassemblement : « Le tuning ici, c'est un peu monnaie courante, mais c'est dangereux. »
Onze équipages de police sont intervenus dans la nuit, sans parvenir à mettre fin au rassemblement. Malgré l'interdiction préfectorale en vigueur, les participants ont ensuite pris la direction de Merville, à une trentaine de kilomètres, où les mêmes scènes se sont reproduites aux alentours de 2 heures du matin. Un habitant de Merville, réveillé en sursaut, a dit comprendre l'attrait pour ce loisir, tout en réclamant « que ce soit fait en sécurité, sans dégrader et surtout sans nuisance aux alentours ».
Traces sur le bitume, enquêtes ouvertes
Cinq jours après les faits, les marques de dérapage restaient visibles sur la chaussée. Deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes, l'une par le parquet de Dunkerque, l'autre par celui de Béthune, afin d'identifier les organisateurs du rassemblement. Les communes concernées ont par ailleurs déposé plainte.
Les organisateurs encourent jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
Source: France Info