Trafic d'héroïne dans le Finistère : deux quadragénaires brestois condamnés à 18 et 12 mois avec sursis

Deux quadragénaires brestois, pris dans un réseau de livraisons d'héroïne à travers le Finistère, ont été condamnés lundi à de la prison avec sursis par le tribunal de Brest.

Livraisons d'héroïne dans tout le Finistère : le tribunal de Brest condamne deux quadragénaires

Deux quadragénaires brestois impliqués dans un trafic d'héroïne couvrant l'ensemble du département du Finistère ont comparu lundi 14 septembre 2026 devant le tribunal de Brest. Selon letelegramme.fr, les juges ont prononcé à leur égard des peines de prison assorties d'un sursis simple, en reconnaissant les efforts consentis par les deux prévenus pour sortir de leur dépendance.

Une interpellation sur un parking à Plourin-lès-Morlaix

Fin décembre 2025, des gendarmes contrôlent un véhicule immobilisé, moteur et feux allumés, sur un parking à Plourin-lès-Morlaix. À bord se trouvent un homme et une femme, tous deux quadragénaires. Les forces de l'ordre découvrent plusieurs sachets contenant une poudre brunâtre identifiée comme de l'héroïne.

À l'audience, l'homme, natif de Brest, reconnaît l'ensemble des faits commis entre mars et décembre 2025 : des livraisons de drogue dure aux quatre coins du Finistère — Douarnenez, Quimper, Rosporden, Plounéour-Ménez, Plougonvelin, entre autres localités. Il avait décroché ce travail via une boucle Telegram.

Une dépendance ancrée depuis des années

Le prévenu explique avoir « fui Brest » il y a vingt-quatre ans pour tenter d'échapper à l'héroïne, avant de replonger deux ans plus tôt à la suite d'un grave problème de santé. « J'ai mis cinq mois pour réapprendre à marcher, je ne m'en sortais plus financièrement, j'ai fait l'affreuse erreur d'accepter ce boulot », a-t-il déclaré à la barre, mimant d'un claquement de doigts la rapidité avec laquelle il a rechuté. Il prélevait sa propre consommation sur la marchandise confiée par le réseau.

La coprévenue, décrite comme « une connaissance de longue date », affirme n'avoir accompagné l'homme qu'une ou deux fois, sans contrepartie financière. « Je demandais juste à fumer quelques taffes d'héro », a-t-elle indiqué au tribunal. Consommatrice d'héroïne depuis vingt ans, elle suit un traitement à la méthadone pour tenter de se sevrer.

Une dette de 50 000 euros révélatrice de l'ampleur du trafic

Le tribunal a néanmoins rappelé que le prévenu avait poursuivi ses livraisons au premier semestre 2026 — des faits déjà jugés en mai dernier — alors même qu'une convocation judiciaire lui avait été notifiée. Les juges ont également souligné que la dette de 50 000 euros qu'il reconnaît lui-même devoir aujourd'hui témoigne de l'étendue de son implication dans ce réseau, allant au-delà d'une simple activité destinée à financer son addiction.

L'avocate de la défense a plaidé la dimension humaine du dossier. « Je comprends que ce dossier puisse agacer les professionnels de la justice. Moi, ce que j'en retiens, c'est de la tristesse : celle de ce qu'on arrive à faire pour de la drogue et pour cette dépendance qui est chevillée au corps », a-t-elle déclaré. Elle a également mis en avant la reprise de 21 kg et le regain de motivation professionnelle de son client au cours des quatre derniers mois.

Des peines avec sursis pour laisser une chance à la réhabilitation

Le tribunal a finalement condamné l'homme à dix-huit mois de prison avec sursis simple, et la femme à douze mois également assortis d'un sursis. Les juges ont justifié ces peines en soulignant leur volonté de laisser aux deux prévenus l'opportunité de « faire le nécessaire pour sortir de cette addiction ».

Source: Google News FR — Crime (fr)

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