Entraîneur de rugby condamné pour agressions sexuelles sur deux mineures à Petit-Bourg

Un entraîneur de rugby de Petit-Bourg a été condamné à un an de prison ferme sous bracelet électronique pour atteintes sexuelles sur deux jeunes filles.

Un entraîneur de rugby reconnu coupable d'atteintes sexuelles sur deux mineures

Bruno Escarpe, entraîneur de rugby à Petit-Bourg, a été condamné jeudi 3 septembre par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre à un an d'emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour des agressions sexuelles commises sur deux mineures, selon rci.fm.

Le tribunal a également prononcé trois ans de suivi socio-judiciaire et une interdiction de tout contact avec les deux victimes ainsi qu'avec tout autre mineur. La condamnation entraîne l'inscription de l'intéressé au fichier national des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).

Deux faits séparés par dix ans

La première victime avait 10 ans lors des faits, survenus le 14 février 2011. Ce soir-là, Bruno Escarpe, alors âgé de 47 ans, participait à un apéritif entre amis. Il s'est éclipsé à plusieurs reprises sous prétexte d'aller aux toilettes, se rendant dans celles attenantes à la chambre où dormaient des enfants. Selon la fillette, il l'aurait contrainte à des caresses intimes avant de tenter de la déshabiller. Feignant de dormir, elle a subi un traumatisme profond qui l'a conduite à quitter la Guadeloupe pour la métropole et à suivre plusieurs années de thérapie.

La seconde victime, âgée de 15 ans en 2021, aurait à son tour subi des attouchements de la part du prévenu.

Six heures d'audience, de vives tensions

L'audience a duré six heures et s'est déroulée sans demande de huis clos, afin que les faits soient exposés publiquement. Elle a été marquée par de nombreux sanglots et des tensions persistantes tout au long des débats.

Bruno Escarpe, père de deux filles et marié de longue date, a nié catégoriquement les faits. Pour la première plaignante, il a invoqué la vengeance d'une enfant éconduite ; pour la seconde, il a parlé de simples gestes de massage sportif.

Les magistrats ont écarté ces arguments, soulignant la similitude des accusations formulées par deux victimes qui ne se connaissaient pas et ne s'étaient jamais concertées. Le parquet a mis en avant un faisceau d'indices concordants ainsi que le traumatisme psychologique persistant des parties civiles.

« Nous avons eu raison de faire confiance à la justice »

À l'issue de l'audience, le père de la première victime a témoigné de quinze années de combat judiciaire et familial. « C'était très difficile, en tant que parents, de se dire que nous n'avions peut-être pas fait le nécessaire pour protéger notre fille », a-t-il déclaré. « Pour la santé mentale de notre fille, il était primordial de quitter la Guadeloupe, alors même que nous y avions une vie paisible et bien implantée. »

Il a également confié avoir envisagé de se faire justice lui-même : « Je savais pertinemment que j'avais pensé à me faire justice moi-même, et j'ignorais quelle aurait été ma réaction si je venais à le croiser. » Avant de conclure : « L'essentiel était d'être reconnus comme victimes. Nous avons eu raison de faire confiance à la justice. »

Source: Google News GP — Crime

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