Escroquerie à la CTM : deux condamnés écroués à la prison de Ducos

Une ancienne fonctionnaire de la collectivité martiniquaise et son ex-partenaire ont finalement purgé leur peine derrière les barreaux, après avoir bénéficié d'un délai d'incarcération.

Escroquerie à la CTM : deux condamnés écroués à la prison de Ducos

Escroquerie à la CTM : deux condamnés écroués à la prison de Ducos

L'établissement carcéral de Ducos vient d'enregistrer l'arrivée de deux nouveaux détenus. Une semaine après la clôture de leur audience, Clarisse Romany et Fabrice Duragrin ont été transférés en milieu fermé, mettant fin au sursis d'exécution qui leur avait été octroyé.

Romany, qui travaillait auparavant au sein de la Collectivité Territoriale de Martinique, a été incarcérée le jeudi 18 juin. Quinze jours plus tôt, le tribunal de Fort-de-France lui avait infligé une sentence de quatre ans, partagée entre deux ans d'incarcération effective et deux ans avec mise à l'épreuve. Le juge avait alors accepté de différer son placement sous les verrous.

Elle est tenue pour responsable de la mise en place d'un système frauduleux ayant causé un préjudice de 3,2 millions d'euros à la collectivité. Les sommes détournées provenaient de l'enveloppe budgétaire allouée à la Prestation Compensatoire du Handicap. Outre la peine privative de liberté, elle a été frappée d'une amende, d'une incapacité à se présenter aux élections, d'une exclusion définitive de l'administration publique et d'une condamnation à réparer financièrement les pertes subies.

Duragrin, avec qui elle entretenait auparavant une relation amoureuse, a écopé d'une réclusion identique de quatre ans, mais avec une répartition différente : trente mois avec sursis probatoire et dix-huit mois ferme. Lui aussi a été dirigé vers la prison de Ducos au cours de la semaine précédente.

Les quatre autres prévenus qui comparaissaient aux côtés du couple ont également été reconnus coupables et sanctionnés par les magistrats.

Par ailleurs, cette affaire judiciaire a vu d'autres protagonistes régler leur situation par des voies alternatives. Six individus ont accepté une transaction pénale en février, et quatre ont reconnu leur culpabilité par l'intermédiaire d'une procédure de plaider-coupable. Les sanctions dans ces cas ont varié entre dix mois de surveillance au domicile et vingt-quatre mois de réclusion, dont la moitié avec sursis.

Une unique personne reste encore à juger. Cet accusé, empêché de se rendre à l'audience du 18 mai pour des raisons de santé, devra comparaître devant la cour en janvier 2027.

Source : RCI Martinique

Source: Google News MQ — Crime