Procès à Manchester : un homme accusé d'avoir drogué et livré sa femme pendant 20 ans
Douze hommes comparaissent devant le tribunal de Manchester pour viol aggravé. L'affaire présente des similitudes frappantes avec le dossier Pélicot en France.

Douze coaccusés devant la justice de Manchester pour viols en réunion sur vingt ans
Selon France Info, un homme est jugé depuis ce mardi 1er juillet devant le tribunal de Manchester pour avoir drogué, violé et livré sa femme à d'autres hommes pendant deux décennies. Ses douze coaccusés sont âgés de 28 à 73 ans.
L'affaire rappelle immédiatement le procès des viols de Mazan, au cours duquel Dominique Pélicot avait été reconnu coupable d'avoir soumis son épouse Gisèle à des agressions similaires. La médiatisation du calvaire de Gisèle Pélicot a conduit plusieurs victimes britanniques à identifier rétrospectivement ce qu'elles avaient subi.
Une victime britannique prend la parole grâce à l'affaire Pélicot
C'est notamment le cas de Zoe Watts. Son mari lui administrait un sédatif dans son thé avant de la violer. Lors d'un échange en direct sur CNN, elle a déclaré : "Mes enfants et moi avons été harcelés, mais avec vous, Gisèle, j'ai vu qu'on pouvait prendre la parole publiquement." Gisèle Pélicot lui a répondu que "ce n'est pas aux victimes d'avoir honte. C'est aux accusés, aux agresseurs de porter cette honte."
L'Agence nationale du crime britannique ouvre quatorze enquêtes
L'affaire a également conduit les autorités britanniques à agir. Depuis octobre 2025, l'Agence nationale du crime (NCA) enquête sur des forums en ligne liés à ce type de violences. Elle dit avoir identifié plus de 270 personnes et ouvert 14 enquêtes distinctes.
Nigel Leary, directeur adjoint de l'Agence, a déclaré : "Nous sommes en train d'approfondir notre compréhension de l'ampleur de cette menace. Nous commençons à la voir se coordonner avec des réseaux internationaux d'individus qui utilisent les nouvelles technologies."
Le hashtag #EndEyeCheck pour briser le silence
Face à ce phénomène, Zoe Watts et d'autres survivantes se mobilisent autour du hashtag #EndEyeCheck — traduit littéralement par "vérifier sous la paupière" —, référence aux signes physiques d'une victime droguée. Leur objectif est double : faire connaître ces violences au grand public et obtenir une meilleure protection légale pour les victimes.
Source: France Info