Affaire Crépol : circonstance aggravante de racisme anti-Blancs retenue contre les accusés
Le 17 juillet, les juges ont réentendu les 14 mis en examen pour le meurtre de Thomas Perotto et ajouté la circonstance aggravante de racisme. Un revirement judiciaire inédit en France.

Meurtre de Thomas Perotto à Crépol : les juges ajoutent le racisme anti-Blancs aux charges
Le 17 juillet, les quatorze mis en examen dans l'affaire du meurtre de Thomas Perotto à Crépol ont été réentendus par les magistrats du tribunal de Valence, rapporte Le Figaro. À l'issue de ces auditions, les juges ont ajouté la circonstance aggravante de racisme aux chefs d'accusation de « meurtre » et « tentative de meurtre » déjà retenus contre eux. Ce revirement judiciaire, qualifié d'inédit, pourrait faire du futur procès un événement judiciaire sans précédent en France sur la question du racisme anti-Blancs.
Cinq jours avant son audition, Yanis B., 21 ans, avait été informé que la justice envisageait cette mise en examen supplétive. Dans le bureau de la magistrate, il a affirmé : « Quand j'entends "Français", je me sens concerné. Quand j'entends "bougnoule", "Arabe", je me sens concerné. Je n'ai rien à voir avec tout ça, avec les propos racistes. Je suis autant Français que tout le monde. »
Les faits remontent au 19 novembre 2023. À la sortie du bal de Crépol, une explosion de violence avait opposé des rugbymen locaux et des jeunes du quartier romanais de la Monnaie. Thomas Perotto, 16 ans, avait été mortellement poignardé lors de cette rixe. Yanis B. admet avoir entendu des insultes lors des affrontements, tout en contestant sa responsabilité dans les actes les plus graves.
L'ajout de la circonstance aggravante de racisme est susceptible de modifier en profondeur les contours du procès à venir. Selon Le Figaro, c'est la première fois qu'une telle qualification est envisagée dans un dossier de ce type en France. Les défenseurs des accusés n'ont pas encore réagi publiquement à ce revirement.
Source: Le Figaro