Agression homophobe dans le Marais : le suspect mis en examen pour violences aggravées
Un jeune homme né en 2006 a été mis en examen après l'agression du président de l'association FLAG! à Paris. Il est placé sous contrôle judiciaire avec plusieurs interdictions.

Un policier président d'une association LGBT+ grièvement blessé à Paris
TF1 Info rapporte qu'un jeune homme, né en 2006 et sans antécédents judiciaires, a été mis en examen mercredi 2 septembre par le parquet de Paris après l'agression survenue dans la nuit du samedi 29 août. Il est poursuivi pour « violences aggravées » et « vol ».
La victime est Pierre Picavet, policier et président de FLAG!, une association regroupant des agents des ministères de l'Intérieur et de la Justice qui lutte contre les discriminations et violences LGBTphobes. Il a été attaqué peu avant 4h du matin à la sortie d'un bar du quartier du Marais, dans les 3e et 4e arrondissements de Paris. Le parquet précise qu'il présentait de nombreuses traces de blessures — hémorragie interne, crâne ouvert —, résultant notamment d'un jet de bouteille.
Dans sa plainte, Picavet a indiqué que son agresseur l'avait insulté de manière homophobe à plusieurs reprises. Il lui avait par ailleurs décliné sa qualité de policier en lui présentant sa carte professionnelle, sans pour autant dissuader le mis en cause de poursuivre son attaque, selon le ministère public.
Le suspect est placé sous contrôle judiciaire assorti d'une interdiction de paraître dans les 3e et 4e arrondissements de Paris, d'une interdiction de contacter la victime et d'une interdiction de quitter le territoire national métropolitain. Il devra également se soumettre à des obligations de pointage auprès des forces de l'ordre et de soins en addictologie.
Les violences sont pénalement aggravées car commises, selon le parquet, en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre de la victime. L'« état d'ivresse manifeste » du suspect et le recours à « une arme » constituent deux circonstances aggravantes supplémentaires retenues à sa charge.
Une information judiciaire avait été ouverte dès le lundi suivant l'agression, confiée à un juge d'instruction, pour violences suivies d'une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, ainsi que pour vol.
Source: TF1 Info