Agressions sexuelles sur 9 fillettes à Paris : un animateur scolaire jugé au correctionnel

Un ancien animateur périscolaire de 38 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour agressions sexuelles sur neuf fillettes âgées de 6 à 10 ans.

Agressions sexuelles sur 9 fillettes à Paris : un animateur scolaire jugé au correctionnel

Procès à Paris d'un animateur accusé d'agressions sexuelles sur neuf fillettes

Un ancien animateur du périscolaire parisien a comparu lundi 31 août après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, selon Radio France - Justice. Il est poursuivi pour agressions sexuelles sur neuf fillettes âgées de 6 à 10 ans, commises entre 2022 et 2024 à l'école Vigée-Lebrun, dans le XVe arrondissement de Paris. L'homme, 38 ans, a depuis été suspendu puis licencié.

Le prévenu a reconnu les faits dès l'ouverture de l'audience, la voix tremblante, les mains cramponnées à la barre, la tête baissée. Il a présenté ses excuses aux victimes et déclaré : « J'ai conscience d'avoir abusé de mon autorité. » Interrogé sur ces neuf très jeunes enfants, dont les témoignages dessinent, selon le président du tribunal, un mode opératoire précis, l'accusé affirme n'avoir aucun souvenir — ou presque — des agressions, ni des fillettes concernées. « Si elles l'ont dit, c'est que ça a dû arriver, les enfants, ça ne ment pas », a-t-il déclaré.

L'homme soutient n'avoir jamais touché les enfants sous leurs vêtements et nie toute pulsion pédophile. Pendant l'enquête, il reconnaît néanmoins avoir cherché le terme sur internet « pour en voir la définition », avant d'ajouter : « Je ne me suis pas reconnu. » Le président a relevé que ses recherches l'ont conduit à rejoindre un fil de discussion entre pédophiles, sur lequel s'échangeaient des photos pédopornographiques. Mis en difficulté, le prévenu a affirmé n'avoir participé à ces échanges que pour piéger leurs auteurs et les dénoncer, présentant cela comme une façon de « racheter ses fautes ».

Ce procès s'inscrit dans un contexte de forte tension à Paris autour des violences dans les structures scolaires et périscolaires. Plus de 200 enquêtes pénales sont actuellement en cours pour des soupçons de violences dans ce secteur dans la capitale.

Source: Radio France - Justice

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