Beauvais : un homme abattu par la police après des tirs sur des passants, un agent blessé

Ludovic Lavenette, 35 ans, a été tué par la police samedi matin à Beauvais après avoir menacé des riverains avec une arme à feu. Un policier a été blessé à la main.

Fusillade rue Aimé-Césaire : la police abat un homme armé après une nuit de menaces à Beauvais

Ludovic Lavenette, 35 ans, a été abattu samedi 19 septembre aux alentours de 8 heures par une équipe de police secours dans le quartier de la rue Aimé-Césaire à Beauvais. Selon courrier-picard.fr, qui a révélé les premières informations en lien avec l'Observateur de Beauvais, l'homme avait semé la terreur dans la ville pendant plusieurs heures dans la nuit, armé d'un pistolet de calibre 22 long rifle.

Entre 5 et 7 heures du matin, Lavenette circulait à moto dans les rues de Beauvais. Il aurait tiré en direction d'un véhicule et menacé au moins un passant, qui a pris la fuite et était encore recherché au moment de la publication des premières informations.

Identifié par vidéosurveillance, interpellé à son domicile

Repéré grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville, Ludovic Lavenette a été localisé au domicile de ses parents, au 9 de la rue Aimé-Césaire. C'est en pénétrant dans la maison que les policiers ont essuyé plusieurs tirs. Selon une source proche du dossier citée par courrier-picard.fr, les agents ont d'abord utilisé leur pistolet à impulsion électrique, sans résultat. « L'homme était trop énervé. Deux policiers ont alors fait usage de leur arme de service », précise cette source. Lavenette est décédé peu après des suites de ses blessures. Un policier a été touché à la main ; son pronostic vital n'était pas engagé. L'échange de tirs s'est déroulé devant les parents du défunt.

Un ancien militaire sorti de psychiatrie la veille

Ceux qui côtoyaient Ludovic Lavenette peinent à reconnaître l'homme décrit dans les faits. Laurine, dont le compagnon était son meilleur ami, se souvient d'un repas partagé mi-août : « Il allait très bien. Il était tout à fait normal. » Elle rapporte qu'il s'était mis en arrêt de travail peu après, et qu'un ami l'avait croisé dix jours avant les faits sans le reconnaître, tant il avait maigri.

Xavier Billal-Judith, restaurateur à Beauvais, l'avait vu deux semaines auparavant. « Il avait l'air très énervé, pas dans son état normal », dit-il, avant d'ajouter : « Mais c'était quelqu'un de bien. » Un collègue de travail le décrit simplement comme « un bon gars ».

Selon des sources proches du dossier, Lavenette, ancien militaire et salarié chez Agco, souffrait d'une dépression sévère et était en rupture de traitement au moment des faits. Plus troublant encore : il venait d'être libéré d'une hospitalisation en psychiatrie au CHI de Clermont le vendredi 18 septembre, soit la veille du drame. « Comment a-t-il pu être remis dehors dans cet état ? », s'interroge un de ses collègues. Les mêmes sources évoquent un possible braquage commis une semaine avant les faits, au cours duquel l'homme aurait tenu des propos incohérents.

Lavenette laisse derrière lui une fille de 12 ans. Il vivait en concubinage dans le centre-ville de Beauvais. Sa compagne et ses parents ont été entendus par les enquêteurs dans la journée de samedi.

Deux enquêtes judiciaires ouvertes, l'IGPN saisie

Le procureur de la République de Beauvais, Nicolas Septe, a confirmé l'ouverture de deux enquêtes judiciaires distinctes et la saisine de l'IGPN. La première porte sur « les violences et menaces avec arme de l'individu contre des riverains ainsi que pour tentative d'homicide sur les policiers » et a été confiée au commissariat de Beauvais. La seconde concerne « l'usage des armes par les policiers » et a été attribuée à la police judiciaire de Creil, en cosaisine avec les services de l'IGPN de Lille.

Selon Nicolas Septe, ces investigations devront « déterminer les mobiles et motivations du passage à l'acte de cet individu ». Il a par ailleurs tenu à souligner « la rapidité et le sang-froid des policiers qui sont intervenus pour appréhender cet individu agressif ».

Samedi matin, la rue Aimé-Césaire était encore bouclée par des rubans de police, les agents filtrant l'accès aux riverains dans l'attente des premières constatations judiciaires.

Source: Google News LU FR

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