Marche blanche à Bollène : un millier de personnes rendent hommage à Katerina, tuée par son ex-conjoint
Près de mille personnes ont défilé à Bollène (Vaucluse) pour Katerina, mère de deux enfants tuée le 6 août. Son ex-conjoint, colistier RN, est en détention provisoire.

Un millier de personnes réunies à Bollène pour Katerina, féminicide présumé du Vaucluse
Près d'un millier de personnes se sont rassemblées mercredi 19 août à Bollène, dans le Vaucluse, pour rendre hommage à Katerina, une mère de famille d'une quarantaine d'années tuée le 6 août à son domicile, selon France Info. Son ex-conjoint, colistier du candidat du Rassemblement national aux élections municipales de mars 2026 à Bollène, est le principal suspect dans cette affaire.
Mis en examen pour « meurtre par conjoint », il a été placé en détention provisoire le 8 juin. La marche blanche, organisée au cœur de cette commune du Vaucluse, a rassemblé des habitants venus dénoncer les violences faites aux femmes et les féminicides.
Des proches qui savaient
Plusieurs témoignages de l'entourage proche de Katerina, recueillis par ICI Vaucluse, indiquent que la victime subissait des violences physiques de la part de son ex-conjoint. Ces révélations ont pesé lourd dans l'atmosphère du rassemblement, où les participants ont réclamé à l'État davantage de moyens pour une justice plus efficace et plus rapide.
Katerina vivait à Bollène mais travaillait dans la Drôme, à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Mère de deux enfants, elle avait déjà porté plainte en juin contre son ex-conjoint, après des violences survenues « dans un contexte de séparation de couple », selon un communiqué du parquet d'Avignon publié début août.
Des mesures de protection insuffisantes
À la suite de cette plainte, le suspect avait fait l'objet d'un placement sous contrôle judiciaire et devait comparaître devant le tribunal de Carpentras en novembre prochain. Katerina avait par ailleurs bénéficié, précisait le parquet, « de mesures de protection complémentaires avec la remise d'un téléphone grave danger confié fin juin », ainsi que d'« une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales ».
Ces dispositifs n'ont pas suffi à empêcher le drame du 6 août.
La famille mobilisée depuis la République tchèque
La mère de Katerina a effectué le déplacement depuis la République tchèque pour participer à la marche blanche. Elle tente désormais de rapatrier le corps de sa fille dans son pays d'origine. Une cagnotte en ligne a été mise en place pour aider la famille à financer ce rapatriement.
Source: France Info