Meurtre de Crépol : circonstance aggravante de racisme retenue contre 14 mis en examen

Les juges d'instruction ont retenu fin juillet la circonstance aggravante de racisme dans l'affaire de la mort de Thomas Perotto à Crépol. Une décision relancée par des personnalités de droite comme preuve d'un "racisme anti-blanc".

Meurtre de Crépol : circonstance aggravante de racisme retenue contre 14 mis en examen

Affaire Crépol : le droit face à la notion de "racisme anti-blanc"

Selon Google News FR — Crime (fr), les juges d'instruction ont décidé fin juillet de retenir la circonstance aggravante de racisme dans l'enquête sur la mort de Thomas Perotto, tué dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 à Crépol, dans la Drôme.

Ce soir-là, un bal d'hiver dégénère en affrontement entre des jeunes du village et d'autres venus, pour certains, du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Thomas Perotto est poignardé à deux reprises et succombe à ses blessures en route vers l'hôpital.

Plus de deux ans après les faits, et après réception de nouvelles observations des parties civiles, les juges ont finalement ajouté cette circonstance aggravante au dossier de 14 personnes mises en examen pour meurtre et tentative de meurtre.

Cette décision a été saluée par plusieurs personnalités de droite et d'extrême droite comme une reconnaissance officielle du « racisme anti-blanc ». Le site de fact-checking juridique Les Surligneurs, dont la journaliste Maylis Ygrand a rédigé l'analyse avec le concours de Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l'université de Lorraine, met en garde contre des raccourcis et une instrumentalisation de cette notion.

Car retenir une circonstance aggravante de racisme dans une affaire pénale ne revient pas, sur le plan juridique, à consacrer une catégorie spécifique de « racisme anti-blanc » en tant que concept reconnu par le droit français. La circonstance aggravante de racisme, telle que définie par le code pénal, s'applique dès lors que l'infraction est commise en raison de l'appartenance — réelle ou supposée — de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion, quelle qu'elle soit.

L'instruction avait dans un premier temps été considérée comme close avant que les juges ne reviennent sur cette question, à la suite des observations déposées par les parties civiles. Cette évolution procédurale illustre la complexité d'un dossier qui, au-delà des faits violents survenus à Crépol, continue d'alimenter des débats politiques et juridiques en France.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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