Mise en examen du maire de Concarneau pour viol : des habitants réclament son retrait
Quentin Le Gaillard, maire de Concarneau, a été mis en examen pour viol et agression sexuelle. Des habitants interrogés au marché réclament quasi unanimement son retrait temporaire.
À Concarneau, la mise en examen du maire provoque un appel au retrait
Le vendredi 18 septembre, au lendemain du placement en garde à vue de Quentin Le Gaillard à Brest, les habitants de Concarneau réagissaient déjà à l'affaire avant même l'annonce officielle de sa mise en examen pour viol et agression sexuelle. Selon letelegramme.fr, le maire divers droite a également été placé sous contrôle judiciaire strict à l'issue de la procédure.
Sur le parvis des Halles, où se tenait le marché hebdomadaire, l'onde de choc était palpable. Nombreux sont les passants qui ont refusé de s'exprimer. Ceux qui ont accepté de le faire adoptaient une position quasi unanime : le maintien de l'élu à la tête de la commune leur paraissait impensable.
« À partir du moment où on est mis en examen, on se met en retrait. Sinon, on ne donne pas un bon exemple », a déclaré une habitante, interrogée devant le camion d'un conchyliculteur. Christian, croisé sur le parking de la Criée, partage ce constat. « C'est une question d'éthique par rapport à la population et par rapport à la condition des femmes aussi », a-t-il ajouté.
Dans l'arrière-port, une résidente installée à Concarneau depuis deux mois se montrait catégorique. « C'est impossible. C'est immoral. Le maire représente la commune. Être maire, c'est une fonction essentielle pour les habitants. C'est la politique à notre porte », a-t-elle résumé.
Michelle, qui partage sa vie entre Paris et Concarneau, invoquait quant à elle des arguments pratiques. « Je pense qu'il est plus raisonnable qu'il s'éloigne des affaires courantes, pour un temps, afin que le climat s'apaise. Il faut que la troisième ville du Finistère soit gérée sereinement. Or, l'affaire parasite tout. Ce n'est pas profitable à la ville », a-t-elle témoigné.
Une voix dissidente s'est néanmoins fait entendre au détour d'une allée du marché. « On est censé séparer vie privée et vie publique. Il faut laisser la justice faire son travail. Pour moi, cela ne nous regarde pas », a tranché une habitante, précisant ne pas avoir voté pour Le Gaillard.
Du côté des jeunes, la réaction s'est montrée tout aussi vive. Quai d'Aiguillon, un groupe d'adolescents âgés de 14 à 16 ans qualifiait la situation d'« inadmissible ». « Avec tout ce qui se passe à Concarneau, on en parle beaucoup plus, entre nous, au lycée. Pour un maire, en plus. Il aurait déjà dû être mis à l'écart de ses postes », a lancé l'un d'eux.
Quentin Le Gaillard nie les faits. À ce stade de la procédure, il demeure présumé innocent.
Source: Google News LU FR