Mort après refus d'obtempérer à Chambéry : piste du suicide ou tir accidentel étudiée

Un conducteur de 27 ans est décédé mardi 8 septembre à Chambéry après avoir été retrouvé blessé par balle. Les policiers n'auraient pas tiré.

Mort après refus d'obtempérer à Chambéry : piste du suicide ou tir accidentel étudiée

Violences à Chambéry après la mort d'un homme lors d'une course-poursuite

Un homme de 27 ans est décédé mardi 8 septembre dans l'après-midi à Chambéry, en Savoie, des suites d'une blessure par balle à la tête survenue lors d'un refus d'obtempérer la veille au soir. Selon France Info, les premières constatations de l'enquête indiquent que les policiers n'ont pas fait usage de leurs armes. Les pistes d'un suicide ou d'un tir accidentel de la victime elle-même sont désormais privilégiées.

Une nuit de violences dans plusieurs quartiers

Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre, plusieurs quartiers de Chambéry ont été le théâtre de violences urbaines importantes. Un centre social et des commerces ont été saccagés : vitrines brisées, rayons vandalisés, bâtiments municipaux gravement endommagés. Des renforts de CRS ont dû intervenir pour rétablir le calme. Devant l'ampleur des destructions, les habitants ont exprimé leur désarroi. "Ça fait mal au cœur d'avoir des choses comme ça", a déploré un passant. Une riveraine a abondé dans ce sens : "On avait un super établissement ici, on pouvait échanger, il y avait des liens formidables, et c'est lamentable."

Une course-poursuite depuis Cognin

Les événements ont débuté vers 20 heures, lorsqu'un conducteur ayant commis plusieurs infractions a refusé de s'arrêter lors d'un contrôle. Un équipage de la Brigade anti-criminalité (BAC) l'a alors pris en chasse depuis la commune de Cognin jusqu'à une impasse de Chambéry. Une vidéo amateur a circulé rapidement sur les réseaux, montrant un policier ouvrir la portière du véhicule et extraire le jeune homme, inanimé, une blessure visible à la tête. Ces images ont alimenté des rumeurs de bavure policière dans les quartiers environnants.

Les policiers n'ont pas tiré, selon les vérifications

Deux témoins anonymes contredisent pourtant la thèse d'un tir policier. Le premier, présent sur les lieux, affirme n'avoir entendu aucune détonation. "Il n'y a pas eu de coups de feu tirés par la police, parce qu'il n'y a pas de bruit. À aucun moment la police n'a fait usage de son arme à feu", a-t-il déclaré. Le second témoin, depuis son balcon, dit avoir vu le conducteur poursuivi placer un revolver dans son pantalon au moment des faits. "J'ai vu une voiture passer à vive allure, un jeune qui était à l'intérieur. Et je l'ai vu mettre dans son pantalon un revolver", a-t-il relaté.

Le procureur de la République de Chambéry, Xavier Sicot, a confirmé que les armes de service des fonctionnaires ont été contrôlées dès leur retour. "Les vérifications sur les armes de service des fonctionnaires démontraient que ces dernières n'avaient pas été utilisées puisqu'aucune munition ne manquait", a-t-il indiqué.

L'IGPN saisie, toutes les pistes ouvertes

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a été saisie de l'affaire. Les enquêteurs étudient désormais deux hypothèses : un geste accidentel ou un acte intentionnel de la victime elle-même. Des proches du quartier décrivent le jeune homme de 27 ans comme une personne fragile psychologiquement.

Source: France Info

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