Poney Obélix martyrisé : la propriétaire condamnée à un an de sursis et interdite de détenir des animaux à vie
Le tribunal de Draguignan a condamné Fabienne C. pour maltraitance animale. Elle écope d'un an de prison avec sursis et d'une interdiction définitive de détenir des animaux.

Jugement rendu à Draguignan dans l'affaire du poney mutilé par des rottweilers
Le tribunal judiciaire de Draguignan (Var) a rendu son délibéré mardi 23 juin 2026 dans l'affaire Obélix, un poney mutilé par des chiens rottweilers et laissé sans soins. Selon ladepeche.fr, dix-neuf associations s'étaient constituées parties civiles dans ce dossier devenu emblématique de la maltraitance animale.
Fabienne C., ancienne propriétaire du poney, est condamnée à un an de prison avec sursis. Elle se voit également frapper d'une interdiction à vie de détenir des animaux ou d'exercer toute activité en lien avec eux, à titre personnel, professionnel ou associatif. Son association, « Le Sanctuaire de la dernière chance », est condamnée à 5 000 euros d'amende et frappe d'une interdiction définitive de détenir des animaux. L'établissement, autodéclaré spécialiste dans la rééducation de chiens mordeurs, fait l'objet d'une fermeture avec exécution provisoire.
Fabienne C. n'était pas présente à l'audience du 12 mai 2026 et n'était même pas représentée par un avocat ce jour-là. Elle aurait probablement quitté la France.
Obélix, secouru puis décédé malgré les soins
L'affaire avait eu un fort retentissement national. Obélix avait été récupéré lors d'une opération judiciaire conduite le 23 avril 2025 à Ampus (Var) par l'association Les 3-Dindes, une ferme-refuge basée à L'Honor-de-Cos (Tarn-et-Garonne), spécialisée dans le sauvetage des équidés et animaux de ferme maltraités. Le poney avait ensuite été soigné à la clinique vétérinaire du Cheval de Grenade-sur-Garonne (Haute-Garonne). Il est décédé le 1er mai 2025 malgré tous les soins prodigués.
La prévenue et son association devaient répondre de « sévices graves envers des animaux », de « mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par une personne morale exerçant un établissement détenant des animaux » ainsi que de multiples autres infractions.
Les parties civiles satisfaites des peines complémentaires
Lisa Fernandez, présidente de l'association Les 3-Dindes, figure parmi les dix-neuf associations parties civiles. Elle avait constaté l'absence de la prévenue lors de l'audience de mai. Le jugement du 23 juin la satisfait néanmoins.
« Je suis surtout satisfaite que les peines complémentaires soient prononcées avec exécution provisoire car, même si la prévenue fait appel, ces sanctions s'appliquent », a-t-elle déclaré. Elle précise : « C'est important pour nous car ça empêchera la réitération des faits. Le fait que ce soit judiciarisé et qu'il y ait un procès nous tenait vraiment à cœur compte tenu de la gravité des faits. »
Le tribunal a également ordonné la confiscation définitive des seize chiens saisis lors de l'opération d'Ampus, dont quatorze rottweilers à l'origine des morsures infligées à Obélix, ainsi que quatre chiots border collie. Ces animaux resteront placés auprès des associations auxquelles ils avaient été confiés.
Plus de 67 000 euros de dommages et intérêts pour les parties civiles
L'ensemble des parties civiles obtient plus de 67 000 euros de dommages et intérêts et de remboursement de frais. L'association Les 3-Dindes perçoit 3 110,66 euros au titre du préjudice matériel lié à la prise en charge d'Obélix, 1 000 euros pour le préjudice subi par l'association en raison de son objet, ainsi que 1 500 euros de remboursement de frais d'avocat.
Source: Google News FR — Crime (fr)