Offensive contre les gangs en Haïti : la maison de « Barbecue » détruite par drone

Les forces de sécurité haïtiennes mènent une vaste campagne anti-gangs à Port-au-Prince, ciblant notamment le chef de la coalition « Viv ansanm ».

Offensive contre les gangs en Haïti : la maison de « Barbecue » détruite par drone

Haïti intensifie ses opérations contre les gangs dans la capitale

Les forces de sécurité haïtiennes ont lancé une large offensive contre les bandes criminelles à Port-au-Prince, rapporte la1ere.franceinfo.fr. L'une des frappes les plus marquantes a visé le domicile de Jimmy Cherizier, dit « Barbecue », chef de la coalition de gangs « Viv ansanm » et l'un des principaux responsables de la violence qui ravage le pays.

Une attaque de drones, conduite le mercredi 14 janvier dans la capitale, a détruit l'une des résidences de ce chef de gang. « L'opération ciblée nous a permis de détruire sa maison et minimiser toute possibilité de retour de son groupe dans la zone », a déclaré Frantz Lerebours, responsable de la communication de la police nationale haïtienne, à l'AFP.

Des explosions de drones retentissent désormais à longueur de journée dans le centre-ville de Port-au-Prince, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Des opérations policières y sont menées quotidiennement, avec l'appui d'une force anti-gang qui remplace la mission multinationale de l'ONU et d'une entreprise de sécurité privée.

La police haïtienne se dit confiante dans sa capacité de « reprendre le contrôle de la capitale à court terme », grâce à une série d'« intensives opérations » conduites depuis fin décembre. « Nous menons des patrouilles sécurisées dans ces zones. Ce qui n'était pas possible depuis plusieurs années », a ajouté Lerebours.

Un pays sous l'emprise des gangs depuis des années

Haïti subit depuis plusieurs années la violence de bandes criminelles qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements. La situation s'est aggravée début 2024, lorsque le Premier ministre Ariel Henry a été contraint à la démission par des groupes armés.

Le pays, qui n'a pas organisé d'élections depuis 2016, est dirigé par des autorités de transition. Celles-ci peinent à enrayer la violence, mais ont annoncé la tenue d'élections législatives et présidentielle à l'été 2026.

Dix-huit pays se sont engagés à fournir des effectifs à l'unité anti-gang en cours de constitution. Selon le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, cette force comptera 5 500 soldats.

1,4 million de déplacés et une crise alimentaire sévère

Selon un récent rapport de l'Unicef, environ 1,4 million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays en raison des violences dans la capitale, soit plus de 10 % de la population totale, dont plus de 740 000 enfants.

Par ailleurs, quelque 5,7 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, parmi lesquelles 1,2 million d'enfants de moins de cinq ans.

Source: Google News HT — Crime

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