Hannut : condamné pour violences sur son ex-belle-sœur, il conteste et réclame l'acquittement
Un homme d'Amay, condamné à 14 mois de prison pour avoir frappé l'ex-petite amie de son frère, nie les faits. Il assure avoir lui-même été mis au sol lors de la rixe.

Rixe à Hannut : deux versions contradictoires devant le tribunal
Condamné à 14 mois de prison pour des violences commises sur son ex-belle-sœur, un habitant d'Amay a fait opposition à ce jugement. DHnet rapporte que l'affaire s'est tenue lors d'une soirée d'avril 2023, dans le bar de la cousine des deux frères, à Hannut.
Ce soir-là, le petit frère du prévenu croise dans le quartier son ancienne petite amie, avec qui il est en instance de séparation. La discussion dégénère rapidement. L'homme d'Amay affirme avoir aperçu, de loin, la jeune femme gifler son frère avant de s'interposer.
« Il y avait quelques gars autour d'eux, j'y suis allé pour séparer mon frère et sa copine et je me suis réveillé un quart d'heure plus tard, par terre et le nez en sang », déclare le prévenu, qui dit ne conserver aucun souvenir de l'incident. Il met également en doute la cohérence des accusations portées contre lui : « Elle dit que je l'ai frappée au visage alors qu'elle n'avait pas une seule trace, juste une plaie à l'arrière de la tête. Ça fait 20 ans que je travaille dans le bâtiment, j'ai de la force et si je l'avais frappée, ça se serait vu. »
Selon lui, c'est l'un des garçons présents sur place qui lui aurait asséné des coups, le faisant tomber au sol. Après l'altercation, il a été transporté aux urgences notamment pour des douleurs cervicales et a dû porter une minerve plusieurs jours.
Son avocat réclame l'acquittement à titre principal. « Mon client conteste formellement les faits, depuis le premier jour. Certains témoignages, dont de personnes qui n'étaient même pas là, sont à mon sens à prendre avec des pincettes. D'autant qu'une dame dit quant à elle avoir vu la jeune femme tomber toute seule », souligne-t-il.
La substitut du procureur du roi défend pour sa part une position opposée. « Il y a des versions concordantes et circonstanciées de trois amies de la victime et une incapacité totale de 14 jours », argue-t-elle. Elle a requis une peine de travail de 120 heures à l'encontre du prévenu, estimant qu'il a bien porté des coups à son ex-belle-sœur.
Le tribunal doit désormais trancher entre ces deux récits radicalement opposés.
Source: DHnet