Soirée alcool et cocaïne à Huy : vol et menaces au couteau devant le tribunal correctionnel

Un Hutois comparaît devant le tribunal correctionnel de Huy pour vol avec violence et menaces à l'arme blanche. Lavenir.net rapporte une audience marquée par de nombreuses contradictions.

Soirée alcool et cocaïne à Huy : vol et menaces au couteau devant le tribunal correctionnel

Vol et menaces à l'arme blanche après une nuit de fête à Huy

Un homme de Huy a comparu devant le tribunal correctionnel de la ville pour deux préventions distinctes : vol avec violence dans la nuit du 10 au 11 décembre 2024, et menaces brandissant une arme blanche assimilée à une machette le 29 juin 2024. Selon lavenir.net, l'audience a été marquée par les nombreuses contradictions du prévenu, ses mimiques et ses tutoiements à l'égard de la présidente du tribunal.

Les faits : une connaissance hébergée, une fête qui dérape

La première prévention remonte à juin 2024. Le prévenu avait exhibé ce qu'il qualifie d'« épée » pour récupérer, selon lui, un téléphone portable et de l'argent qu'on lui aurait dérobés. Dans ce contexte impliquant des trafiquants de stupéfiants, il se présentait comme la victime, affirmant avoir été poignardé.

Pour la seconde affaire, le substitut du procureur a brossé un tableau plus lisible. Le prévenu avait rencontré une vague connaissance près de la gare de Huy. Cette personne, un ami d'un ami selon la défense, avait demandé à être hébergée pour la nuit. Une soirée s'est alors organisée : alcool en abondance, lignes de cocaïne. Lorsque les finances ont manqué pour ravitailler au night-shop voisin, le prévenu aurait mis la main sur le téléphone portable de la victime et lui aurait subtilisé sa montre.

L'explication avancée par l'accusé laisse perplexe : « Oui, mais le GSM, c'était pour le mettre en gage en échange d'une bouteille de vodka », a-t-il précisé à l'audience. Une bouteille qui leur a finalement été refusée.

Le réquisitoire : clémence sous conditions

Le ministère public a conclu que les deux préventions étaient établies. Le substitut du procureur a toutefois opté pour une position modérée : « Même si les deux protagonistes ne se remettent pas trop en question, je requiers 200 heures de travail pour madame et 20 mois d'emprisonnement pour monsieur, mais je ne m'opposerai pas à un sursis. »

La compagne du prévenu — dont le lien exact avec l'accusé est lui-même sujet à débat — comparaissait également. Son avocat a qualifié le dossier de « très compliqué », plaidant qu'elle n'avait fait que subir les événements : « Dès que les choses se sont envenimées, elle est restée en retrait. » Il a demandé l'acquittement, ou à défaut une suspension du prononcé, ou encore une peine de travail très légère.

La défense du prévenu : des zones d'ombre persistantes

L'avocat du prévenu a tenté de résumer une affaire qui, selon lui, pourrait presque passer pour une anecdote. La victime aurait sollicité des relations sexuelles avec la prévenue ; le prévenu s'y serait opposé et aurait cherché à éconduire l'intrus. « Mais où sont les infractions ? La victime aurait pu partir quand elle le voulait », a-t-il soutenu.

La défense a par ailleurs mis en avant l'absence de casier judiciaire du prévenu et sa démarche de réinsertion via des formations professionnelles, plaidant la clémence du tribunal. Le jugement n'a pas encore été rendu.

Source: Google News BE FR

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